Le mauvais bilan routier, une question de météo
Si le bilan routier a été aussi mauvais pendant les Fêtes, c’est probablement parce que l’arrivée de l’hiver a été plutôt tardive, croit Jean-Marie De Koninck, fondateur de l’Opération Nez rouge.
Une quinzaine de personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec depuis le 23 décembre, soit le double de la moyenne habituellement constatée.
«Les conducteurs ont toujours besoin d’une période d’adaptation pour s’habituer aux conditions de conduite hivernale. Or l’hiver est arrivé, cette année, entre Noël et le Jour de l’an, période critique où les déplacements sont plus nombreux», indique M. De Koninck qui faisait, mardi, le bilan de la 28e Opération Nez rouge.
En 2011, le nombre de raccompagnements a augmenté de 6,6% pour atteindre le chiffre de 62 900 au Québec. À Montréal, la hausse a été de 4,8% pour un total de 3127 raccompagnements. C’est plus de deux fois moins qu’à Québec, où le service est nettement mieux implanté et les distances de raccompagnement, plus courtes.
La nouvelle application iPhone et l’envoi de SMS a aussi permis de mieux renseigner les clients sur les délais d’attente, permettant ainsi de limiter les «faux calls», c’est-à-dire les cas où la personne à raccompagner n’est plus sur place à l’arrivée des bénévoles.
«Avant, le nombre de «faux calls» pouvait grimper jusqu’à 15%, désormais c’est autour de 5%», se félicite M. De Koninck.