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Réjean Hébert élaborera le Plan d’action en santé mentale mardi à Montréal

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, sondera le réseau de la santé sur le futur Plan d’action en santé mentale 2014-2020, mardi à Montréal.

Il rencontrera une centaine d’acteurs du réseau de la santé lors du Forum national sur la santé mentale qui se tiendra au Centre Mont-Royal.

Le ministre proposera quatre grandes orientations aux participants de l’événement en vue de la présentation du Plan d’action en santé mentale «qui ne se fera pas avant plusieurs semaines», indique le Cabinet du ministre de la Santé. Le but de la journée sera donc de «tâter le pouls et savoir si ces orientations nécessitent des modifications ou une bonification», indique l’attachée adjointe du ministre, Geneviève King-Ruel.

Le ministre compte lancer les participants sur les sujets du «plein exercice de la citoyenneté des personnes atteintes de troubles mentaux, la détection et l’intervention précoce chez les jeunes, la gamme des services offerts en santé mentale, ainsi que les pratiques organisationnelles et cliniques».

Le ministère devra par la suite prendre le temps de colliger les commentaires des participants du forum et les intégrer à leur réflexion sur le plan d’action. «C’est une stratégie qui est attendue depuis longtemps par les partenaires du réseau de la santé, puisque le dernier plan couvrait la période de 2005 à 2010. On veut donc prendre le temps de bien faire les choses», indique Mme King-Ruel, sans pouvoir s’avancer davantage sur la date de présentation exacte.

Parmi ceux qui viendront donner leur opinion sur la question, on compte notamment la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, l’Ordre des psychologues du Québec, le Collège des médecins et l’Association des médecins psychiatres du Québec.

«Le Plan d’action en santé mentale est un outil très important pour guider le ministère, le réseau de la santé et les organismes partenaires sur les actions qu’ils doivent mettre en place en matière de santé mentale. Le plan d’action élabore notamment des mesures très concrètes qui doivent être mises en place dans le réseau de la santé», précise Mme King-Ruel.

Début de réflexion

Le Réseau communautaire en santé mentale COSME s’est déjà prononcé en juillet dernier sur les éléments qu’il aimerait voir dans ce plan national. Pas moins de 35 propositions ont été formulées à l’endroit du ministre Hébert. Les membres du réseau souhaitent notamment que la question de la santé mentale devienne une responsabilité gouvernementale et interministérielle.

«Il est en effet reconnu que la santé mentale est une responsabilité collective qui interpelle l’État et la société dans leur ensemble», précisent-ils dans leur document, ajoutant que six ministères sont concernés par la question de la santé mentale.

L’organisme souhaite également que le gouvernement consacre 10% du budget du ministère de la Santé à la santé mentale, alors qu’il représente présentement moins de 8% du budget, selon le regroupement. Il aimerait également que le titre de pair aidant (un membre d’un réseau d’aide vivant ou ayant déjà vécu un problème de santé mentale) soit reconnu par le Plan d’action national et qu’il favorise l’embauche de ces membres du personnel.

Le Plan d’action devrait également reconnaître «l’état de sous-financement des organismes communautaires en santé mentale», soutient le COSME. Il ajoute que cette stratégie devrait prévoir «un important rehaussement budgétaire destiné en priorité à la consolidation de leur mission et au développement de leurs programmes et activités», mentionne le regroupement.

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