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L'iPhone 4 a monté la barre, selon Bruno Guglielminetti

Le nouveau joujou d’Apple, l’iPhone 4, arrive dans les magasins du pays vendredi. Critiqué aux États-Unis, où il est offert depuis un peu plus d’un mois, le nouveau téléphone suscite malgré tout l’enthousiasme. Métro s’est entretenu avec Bruno Guglielminetti, directeur des communications numériques au cabinet de relations publiques National, afin de démystifier l’appareil.

Peut-on s’attendre à une révolution de la téléphonie avec l’iPhone 4?
Une révolution, non. Mais on peut s’attendre à une amélioration de la communication.

Qu’est-ce qui rend l’iPhone 4 intéressant?
Ce que Apple a fait, avec l’iPhone 4, c’est bonifier l’appareil qui est déjà sur le marché.
Il y a trois nouveautés particulièrement intéressantes. Tout d’abord, l’iPhone 4 permet le multitâche. Cela est rendu possible grâce à un processeur beaucoup plus puissant et beaucoup plus rapide. Apple a aussi introduit le service Facetime, qui permet la vidéoconférence. Apple n’a rien inventé dans ce cas-ci puisque le service existait déjà sur d’autres télé­phones, mais grâce au nouveau processeur, les images sont plus claires. En plus de tout ça, l’iPhone 4 permet de télécharger plus de 2 000 ap­pli­cations, alors que les versions précédentes les limitaient à une centaine.

Est-ce que tout cela rend l’iPhone indispensable?
Ça, c’est la question à 1 000 $! Si on est du genre à vouloir ce qui se fait de mieux en matière de technologie, la référence, c’est l’iPhone et l’iPhone 4 vient de monter la barre un peu plus haut. Mais est-ce que c’est quelque chose d’incontournable? Non. C’est un produit de luxe. Personne n’a besoin de ça pour vivre, mais ça fait partie des outils du quotidien qui peuvent nous faciliter la vie.

L’iPhone a été critiqué en raison de ses problèmes de réception liés au positionnement de l’antenne. Est-ce que ce problème a été réglé sur la version canadienne?
Non, ça n’a pas été réglé et ça ne devrait pas l’être avant longtemps. L’iPhone 4 est un très petit télé­phone. Pour y faire entrer un processeur plus puissant, on a bougé beaucoup de choses et on a choisi d’installer l’antenne sur le côté. Pour repositionner l’antenne, il faudrait réorganiser tout le téléphone, ce qui prendrait des mois de travail. Cela étant dit, Apple a réussi à régler en partie le problème grâce à un étui protecteur, qui devrait être offert gratuitement au Canada aussi.

Tous les grands opérateurs – Bell, Rogers, Telus et Fido – offriront l’iPhone 4. Les clients pourront-ils profiter d’une guerre de prix?
Pas vraiment. Les opérateurs n’annonceront leurs prix que vendredi, mais on s’attend à ce qu’ils soient les mêmes qu’aux États-Unis, soit 199 $ pour le iPhone 4 de 16 Go avec contrat et 299 $ pour celui de 32 Go,  avec contrat également. Sans contrat, les prix devraient grimper à 660 $ pour le 16 Go et 780 $ pour le 32 Go. C’est le prix d’un ordinateur, mais il faut comprendre que les deux appareils font sensiblement les mêmes choses. Pour les consommateurs, la bonne nouvelle c’est que l’iPhone 3G, qui est sorti l’été dernier, devrait être soldé pour faire place à l’iPhone 4.

Apple avait promis une version blanche du iPhone 4, mais a repoussé son lancement. Est-ce que l’entreprise commence à montrer ses limites?
Dans ce cas-ci, Apple n’est pas à blâmer. L’entreprise ne fabrique pas ses produits, elle les conçoit et les envoient en sous-traitance en Asie pour la production. Le problème vient plutôt de l’entreprise Foxconn.

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