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Le retour à la fessée

En regardant les débordements de mercredi passé sur Sainte-Catherine, je me suis dit que Montréal avait bien changé. Que dorénavant, peu importe la nature du rassemblement, il était acquis que tout allait immanquablement tourner au vinaigre. Le temps serait-il venu de passer en mode contre-attaque?

Pour fêter la victoire des Canadiens, trois groupes s’étaient réunis au centre-ville. Premièrement, il y avait les un-peu-paquetés-forts-en-gueule. Ils sont légion dans ce coin-là. Ensuite, on retrouvait les pilleurs. En sociologie, on appelle ça des délinquants et ils sévissent depuis toujours. Finalement, plus moyen de les éviter ceux-là, nos chers activistes de parade s’étaient invités. Ils sont faciles à reconnaître, ils manifestent en portant leur foulard courageusement remontés sur la gueule. Par leurs actions, ils espèrent déstabiliser le système. Malheureusement, privés de toute réflexion politique, ils ne dépassent pas le rang de sous-bums mais cachent ce vide consternant sous une bonne couche de prétention. Ils se réclament de la gauche mais agissent essentiellement comme des fascistes qui ne connaissent pas mieux que de s’en prendre systématiquement à la population tranquille en brisant ce qui appartient à la collectivité. Quoiqu’ils en pensent, ce ne sont pas des vrais casseurs. Ils sont plutôt du type casseux. Casseux comme dans casseux de party. La nuance est importante. Ils sont méprisables et pourtant, on leur accorde encore et toujours beaucoup trop de considération.

On est donc bonasses. Quand nos éléments tannants se pointent, on demande à la police d’intervenir, mais pas trop quand même. De quoi on aurait l’air devant la visite? La police le sait trop bien. Alors, soucieuse de son image, elle se met au neutre et n’utilise qu’un minimum de vigueur en tout dernier recours. En attendant, nos esprits libres (et vides, on insiste…) s’en donnent à cour joie, car ils devinent qu’au pire, ils ne recevront qu’une simple réprimande comme unique sentence. N’importe où ailleurs dans le monde, on leur servirait une brassée de taloches derrière la tête, mais pas ici. 

Vous n’êtes pas tannés qu’on soit aussi gentil en votre nom? Moi, oui. Jamais je n’aurais cru en venir un jour à réclamer plus de répression de la part des policiers. Sauf que là, il est peut-être temps de revenir à la bonne vieille fessée. Les petits ont assez couru après…

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