La patente de l'année
Le magazine Time décerne le titre d’Homme de l’année depuis 1927 pour souligner la contribution exceptionnelle de certains individus. Il est arrivé que des nominations soient parfois discutables. Par exemple, en 1982, c’est l’ordinateur qui a été nommé Homme de l’année! En 1938, ça avait été Adolf Hitler. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’était un être humain.
Pour éviter de commettre un impair du genre, je me contenterai de remettre aujourd’hui le titre de Patente de l’année. Une patente, c’est un truc qui n’inspire aucune confiance de prime abord, mais qui finit par fonctionner, au grand étonnement de tous. Et selon moi, s’il y a une patente qui s’est distinguée ici en 2008, c’est sans aucun doute les Célébrations du 400e de la ville de Québec!
Parce que s’il y a une patente qui était partie tout croche, c’est bien celle-là. Il y a un an de cela, on apprenait déjà par cour des farces encore plus cruelles que celles à propos de Québec 84. Après un épouvantable premier spectacle présenté le 31 décembre, on pouvait s’attendre au pire. Sauf que le maire Régis Labeaume a réussi là où la plupart des politiciens auraient échoué : en disant les vraies affaires et en ignorant toute forme de protocole pour redresser la barre de ce bateau en pleine dérive.
Parfois, on découvre des génies quand ils nous montrent comment ils ont pu faire fonctionner leur patente. Si un jour ce monsieur gros-bon-sens se lance en politique provinciale, je vais voter pour lui, c’est certain.
Si vos achats ne sont pas encore complétés, voici quelques suggestions de CD que vous pouvez offrir en toute confiance à ceux que vous aimez.
Premièrement, la compilation Joli chaos, de Daniel Bélanger. Plein de belles chansons et surtout de surprenantes inédites. Sinon, choisissez Éphémère, de Louise Forestier. Une étonnante première rencontre professionnelle entre la légendaire chanteuse et un réalisateur qui s’adonne aussi à être son fils. Finalement, pour faire une belle découverte, je vous suggère l’album Speak Your Mind, de Ian Kelly. Tant qu’à y être, achetez-en donc deux exemplaires et gardez-en un pour vous.
On se retrouve en janvier. Bonne année!