Une campagne pour faire le tri dans nos placards
La Fondation David Suzuki appelle les Canadiens à ouvrir leurs armoires afin de savoir si les produits d’entretien qu’ils utilisent ont un impact néfaste sur l’environnement et sur leur santé. «Nous n’avons pas à choisir entre une maison propre et un environnement sain», affirme Lindsay Coulter, porte-parole de la campagne Queen of Green de la Fondation David Suzuki.
La campagne lancée par la Fondation a pour objectif d’en apprendre plus sur les produits ménagers utilisés par les Canadiens et surtout sur leur étiquetage. Dans chaque maison, de nombreux produits toxiques ou corrosifs sont rangés dans les placards des cuisines, des salles de bains, des buanderies ou des garages. Pour le moment, les fabricants canadiens ne sont pas obligés de fournir, sur leurs étiquettes, la liste des ingrédients contenus dans ces produits d’entretien. Mis à part les substances les plus dangereuses, il n’existe pas de normes générales.
Et pourtant beaucoup de produits peuvent avoir un impact écologique non négligeable. Après s’être infiltrés dans nos systèmes d’eaux usées, les agents toxiques des produits d’entretien peuvent endommager les écosystèmes aquatiques. «Les résultats de la recherche permettront de réclamer non seulement des produits plus sécuritaires, mais aussi de meilleures normes d’étiquetage», espère Lisa Gue, analyste en santé environnementale à la Fondation David Suzuki.
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En 2008, la Fondation David Suzuki avait déjà lancé une campagne similaire, ciblée cette fois-là sur les produits. À l’époque, plus de 6000 personnes avaient répondu au questionnaire de l’organisme.
Les québécois qui souhaitent participer à l’opération doivent remplir un questionnaire en ligne sur le site de la Fondation.
Mise en garde
Chaque année, Santé Canada publie sur son site internet des mises en garde concernant certains produits de consommation courante. Dernièrement, l’organisme a avisé les Canadiens que la teneur en formaldéhyde de certaines solutions de lissage pour cheveux excédait la limite. Santé Canada a reçu des plaintes de douleurs aux yeux, au nez et à la gorge, de difficultés respiratoires et de perte de cheveux associés à l’utilisation de ces produits. À haute dose, le formaldéhyde est principalement utilisé dans les cliniques vétérinaires comme désinfectant et dans les morgues pour conserver les corps.