Harper en campagne, le PTP sous le bras
RICHMOND HILL, Ont. — Stephen Harper a repris la route de la campagne électorale après une brève apparition comme premier ministre.
Lundi après-midi, il avait enlevé sa cravate mais n’avait pas changé grand-chose à son discours, livré le matin, comme premier ministre.
À Richmond Hill en Ontario tout comme à Ottawa, le chef conservateur a vanté les vertus d’une entente de libre-échange entre les 12 pays du Partenariat transpacifique (PTP).
«Un seul pays du G7 sera dans une position stratégique avec un accès commercial privilégié à ce continent, à l’Europe et à ce nouveau réseau dans la région Asie-Pacifique. Et ce pays est le Canada», s’est vanté M. Harper.
Il a minimisé les effets négatifs sur les fermiers et les ouvriers du secteur automobile, promettant d’annoncer «certaines mesures spécifiques» dans les prochains jours.
Il a répété que le Canada a tout à gagner dans ce PTP, que l’avenir du pays en dépend, tout comme son passé.
«Pour les peuples autochtones et les premiers commerçant français et britanniques, le commerce a toujours été la source de la richesse», a-t-il rappelé.
Puis il a dit ce qu’il ne pouvait pas dire le matin dans son habit de premier ministre: il s’est lancé dans une attaque à fond contre ses adversaires libéral et néo-démocrate. Thomas Mulcair et Justin Trudeau, selon M. Harper, ne peuvent pas assurer aux Canadiens un avenir économique aussi brillant.
M. Mulcair ne se sent pas lié par une entente négociée secrètement pendant une campagne électorale. Quant à M. Trudeau, il promet de soumettre le document à une étude approfondie et transparente par le prochain Parlement.