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Les fondations privées appelées à lutter contre le désengagement de l’État

Photo: Bénédicte Brocard/Collaboration spéciale

Dans le contexte des compressions en santé et en éducation, l’importance de l’apport du milieu caritatif risque d’augmenter, selon Marie-France Raynault, directrice générale du Centre de recherche Léa-Roback sur les inégalités sociales de santé, qui a pris la parole mardi à un panel du Sommet sur la culture philanthropique à Montréal.

Mme Raynault conseille aux fondations privées de prendre de plus en plus la parole pour s’assurer que l’État ne se désengage pas à leur profit. «Les organismes philanthropiques n’auront jamais les mêmes moyens que l’État pour répondre aux besoins de la population, a-t-elle souligné. Ils l’ont fait récemment en adressant une lettre au premier ministre sur les conséquences des compressions sur les plus vulnérables. C’était une première mais ça pourrait être fait pas mal plus.»

La médecin, qui oriente ses recherches sur la pauvreté, conseille également aux fondations d’axer davantage leur action sur les besoins précoces et les déterminants des divers problèmes de santé. «On sait par exemple que la pauvreté est le premier déterminant social du décrochage scolaire», a-t-elle dit.

Les organismes philanthropiques devraient également s’assurer de bien analyser les données disponibles pour s’assurer d’investir en conformité avec les besoins les plus criants de la population. «Les universités, les fonds de recherche et les directions régionales de santé publique sont des sources fiables à ce sujet», a-t-elle assuré, déplorant au passage les coupures de 30% dans les budgets de santé publique.

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