Carrières
05:00 26 février 2020 | mise à jour le: 10 mars 2020 à 16:12 temps de lecture: 3 minutes

Construire son avenir grâce à l’ébénisterie

Construire son avenir grâce à l’ébénisterie
Photo: MétroDes stages en ébénisterie permettent d’insérer dans la société des jeunes en difficulté.

Pour les jeunes en difficulté, la réinsertion est un enjeu de première importance. Mais entrer dans le monde du travail peut s’avérer difficile, surtout si on ne possède aucune formation.

Depuis plus de 35 ans, le Boulot Vers propose aux jeunes une formation artisanale et un accompagnement complet afin de les aider à accéder à l’emploi, construire leur projet et trouver leur place dans la société.

Si on parle souvent d’insertion professionnelle, on oublie parfois de mentionner que ce cheminement vers l’emploi va de pair avec une réinsertion sociale. Pour relever ce double défi, le Boulot Vers offre aux jeunes en difficulté la possibilité de se reconstruire grâce à des stages en ébénisterie.

Une insertion durable

L’entreprise montréalaise, située à Hochelaga-Maisonneuve, cherche à assurer aux jeunes une réinsertion professionnelle et sociale qui ne soit pas superficielle. C’est pourquoi l’accompagnement qu’elle offre est complet et porte sur tous les aspects de la vie des jeunes.

«On se soucie de la situation financière de ces jeunes, de leur santé physique et mentale et on les aide aussi à trouver un hébergement. Donc oui, on vise une insertion en emploi, mais d’abord et avant tout, il s’agit d’un programme d’insertion sociale», explique Jeanne Doré, directrice du Boulot Vers.

Certains jeunes ont connu des périodes d’itinérance, ont vécu des événements traumatisants ou souffrent d’une dépendance. Un suivi psychologique personnalisé leur est ainsi offert pour leur permettre de surmonter leurs difficultés et de prendre conscience de leur potentiel.

«Chaque jeune a une histoire, et même s’il a très peu d’expérience de travail, il a une expérience personnelle et des compétences qui peuvent aussi avoir de la valeur pour le marché du travail», assure Mme Doré.

Valoriser l’intelligence des mains

Afin d’aider les jeunes à reprendre confiance en leurs capacités, le Boulot Vers a fait le choix de proposer une formation rémunérée en ébénisterie. Le but de ces stages de quatre à six mois est de solliciter «l’intelligence des mains» et de prouver aux jeunes qu’ils sont capables de maîtriser un savoir-faire.

«Le travail manuel les aide à prendre davantage confiance en eux. C’est un travail très concret qui leur permet de voir qu’ils ont des compétences», souligne Mme Doré. «Pouvoir apprécier le résultat de l’effort qu’on fournit est toujours valorisant», ajoute la directrice.

De plus que les projets d’ébénisterie réalisés par les jeunes ont une valeur sociale qui les motive. «Depuis 1983, on fait un mobilier à utilité sociale pour les écoles, mais aussi pour du logement social, pour des garderies. Ce choix-là qu’on a fait, c’est aussi pour aider les jeunes à trouver un sens au travail», conclut la responsable.


Le Boulot Vers propose des séances d’information tous les jeudis. Il est possible de s’y inscrire directement à boulotvers.org.

Articles similaires