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06:41 10 décembre 2020 | mise à jour le: 10 décembre 2020 à 16:29 temps de lecture: 3 minutes

Et si l’on réconciliait commerçants locaux et technologies?

Et si l’on réconciliait commerçants locaux et technologies?
Photo: Collaboration spécialeCarl Boutet déplore que les commerçants de proximité soient souvent intimidés par les technologies.

Jusqu’au 30 janvier prochain, les commerçants québécois pourront aller découvrir les technologies proposées par l’espace éphémère «api» à Laval. Là-bas, ils pourront découvrir (et se doter) de nombreux outils. Que ce soit pour développer la relation client, faciliter la livraison ou encore créer un site web.

Améliorer l’expérience en magasin, gérer les enjeux d’achalandage, ou encore implanter des systèmes de point de vente ou des solutions de fidélisation. Les besoins en technologies des commerçants du Québec sont nombreux.  

Avec cet espace «api» (pour «achetons plus ici»), Carl Boutet, le DG du Centre québécois d’innovation en commerce (CQIC), compte bien faciliter la collaboration entre les fournisseurs de solutions technologiques et ces commerçants locaux. 

«Les commerçants de proximité sont souvent intimidés par les technologies. On veut les soutenir, en proposant des outils de prise de rendez-vous, de gestion de personnel ou de ciblage marketing.» -Carl Boutet, directeur général du CQIC 

Mais comment ça marche?

Concrètement, un commerçant qui entre dans l’espace éphémère «api» sera guidé par des conseillers. Le but est de lui permettre d’identifier ses besoins ainsi que les solutions appropriées pour propulser son commerce.

En trente minutes, les conseillers l’aident d’abord à déterminer quels sont ses enjeux et ses besoins spécifiques. 

«Par exemple: est-ce qu’il cherche à obtenir plus de clients? A-t-il une base de données?», explique à Métro M. Boutet. 

Ensuite, les conseillers lui proposent le coffre à outils, «mais de façon stratégique», souligne le DG. 

Pour consulter la solution qui s’applique à ses besoins, cela ne lui coûte rien. Le commerçant peut alors choisir ce qui l’intéresse, associé au coût ou au forfait correspondant. 

 «Même après la pandémie, certains besoins en communication vont rester. Et les outils existent pour continuer à bien communiquer avec les clients, optimiser les relations, etc. Cela prend plus que Facebook.» -Carl Boutet, DG du CQIC

Importer les dernières tendances au Québec

L’espace api de Laval offre également au commerçant québécois l’accès à une formation en «live shopping», très tendance en Asie. 

Le «live shopping» est en fait une publicité interactive en direct, diffusée sur la plateforme web des entreprises. Non seulement cette vidéo permet aux consommateurs d’interagir entre eux, mais aussi d’établir un lien avec un représentant de l’entreprise. 

Avec tout cela, M. Boutet ne souhaite qu’une chose: que les commerçants d’ici traversent la période des Fêtes «avec confiance et prospérité.» 

La boutique éphémère met d’ailleurs en valeur plus de 70 artisans de Laval et du Québec, en collaboration avec le Panier Bleu.

M. Boutet a l’intention de déployer quatre autres de ces espaces financés par le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, au cours de l’année 2021.

«Un par trimestre», précise-t-il.


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