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Bitcoin, une technologie libératrice

Bitcoin, une technologie libératrice
Photo: Getty Images/iStockphotoDes bolivars du Venezuela

Pour des personnes vivant sous la pression d’un régime autoritaire, le bitcoin est un précieux outil financier, rappelle dans les colonnes du Time, Alex Gladstein.

Le directeur de la stratégie au sein de la Human Rights Foundation cite en exemple l’épouvantable situation du Venezuela. L’hyperinflation y a transformé le bolivar «en papier de toilette». Et chaque jour, plus de 5000 Vénézuéliens tentent de fuir le pays.

Le régime de Caracas a pris des mesures coercitives sur l’argent venant de l’étranger. De nouvelles lois imposent aux citoyens de passer uniquement par les banques locales pour les transferts de fonds et exigent que les établissements divulguent comme les clients utilisent l’argent reçu.

Selon Open Money Initiative, un transfert des États-Unis vers le Venezuela est grevé de 56% de commission pour l’échange du billet vert à la devise nationale, un procédé pouvant prendre plusieurs semaines.

Un moyen d’échange résistant à la censure a alors gagné en popularité: le bitcoin.

«La spéculation, la fraude et la cupidité de l’industrie des cryptomonnaies et des chaînes de blocs ont éclipsé le potentiel réel et libérateur de l’invention de Satoshi Nakamoto», explique le stratégiste de la HRF.

Pour contourner la bureaucratie, certains Vénézuéliens ont commencé à recevoir des bitcoins de leurs proches à l’étranger. Il leur suffit d’envoyer un simple message par téléphone à leur famille et de recevoir quelques minutes plus tard des cryptomonnaies moyennant un petit supplément.

«La censure gouvernementale n’est alors pas possible, car les bitcoins ne sont pas acheminés par une banque ou une tierce partie, mais arrivent plutôt dans le porte-monnaie de votre téléphone. Ensuite, on peut vendre le nouveau bitcoin via un échange local de type Craigslist, ou le charger sur une clé USB et quitter le Venezuela avec un contrôle total sur ses économies», souligne Alex Gladstein.

Naturellement, Bitcoin reste une technologie «récente» et manque encore d’ergonomie. Mais des développeurs travaillent sans relâche pour apporter plus de fluidité à Bitcoin en créant des applications et des interfaces améliorées, en mettant à niveau le protocole de base et en créant de nouvelles technologies telles que Lightning Network, qui pourraient à terme considérablement gonfler le nombre de transactions de bitcoins par seconde.

«De la même manière que le téléphone cellulaire est d’abord apparu absurdement cher, à peine fonctionnel et réservé à une élite, Bitcoin continue d’évoluer et deviendra plus facile à utiliser et plus accessibles pour le grand public à l’avenir», croit le directeur de la stratégie de la Human Rights Foundation.

Selon l’organisation, plus de 50% de la population mondiale vit sous un régime autoritaire.

«Si nous investissons le temps et les ressources nécessaires pour développer des portefeuilles conviviaux, davantage d’échanges et un meilleur matériel pédagogique pour Bitcoin, cela pourrait faire une réelle différence pour les 4 milliards de personnes qui ne peuvent faire confiance à leurs dirigeants ou qui ne peuvent pas accéder au système bancaire», exhorte Alex Gladstein.

Commentaires 4

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  • damien

    « Human Rights Foundation » à été fondé par Thor Halvorsse, un oligarque vénézuélien anti-chavez, et financé par Bitcoin fondation et Peter Thiel. Pour l’objectivité, il va falloir repasser.
    Peter Thiel est le fondateur de Palantir, une société numérique de surveillance de masse qui travail étroitement avec la NSA et la CIA. Bref la liberté aussi peut passer son chemin, ainsi que le travail journalistique de François Remy, car Il m’a suffit de 10min sur wikipedia pour trouver toutes ces infos.

    • François Remy

      Bravo Damien, faire ainsi tomber les masques à grands coups de Wikipédia, nous laisse vraiment tous pantois… Les impressions sont le cancer de l’objectivité et votre argumentaire ne semble pas en bonne santé. Au plaisir de lire vos prochaines analyses, on l’espère mieux charpentées!

      • damien

        Évoquer de simples faits me suffit pour ébranler votre propagande.
        Je vous invite à relire la charte de déontologie de Munich, notamment son article 9.

      • François Remy

        Je me vois à mon tour obligé de vous renvoyer à la lecture d’un simple dictionnaire dans ce cas, aux mots fait, propagandiste mais aussi diffamation. Dans l’attente de plus de dialectique dans votre pensée, je vous salue très cordialement.