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Musique sur papier: des sons en images

Photo: Collaboration spéciale
Michael-Oliver Harding - Métro

L’exposition Musique sur papier souligne le travail souvent méconnu des designers qui immortalisent nos plus beaux concerts.

Vous en êtes à compter les jours avant le début d’Osheaga au parc Jean-Drapeau? En attendant, le festival présente une deuxième mouture de son expo­sition Musique sur papier, rassemblant les sérigraphies d’une quinzaine de designers ayant illustré à leur façon les M83, The National, Tokyo Police Club et autres Karkwa. Cette année, l’expo met également de l’avant une sélection d’affiches commandées pour le Prix Polaris. Nous nous sommes entretenu avec le commissaire Pat Hamou, lui-même illustrateur et designer ayant pondu de petits bijoux graphiques pour The Kills, Blonde Redhead et The Black Keys.

Ces sérigraphies sont des objets de valeur puisqu’elles sont signées, numérotées et disponibles en quantité limitée. Mais est-ce que les designers ont généralement la possibilité de laisser libre cours à leur imagination?
Oui! Les bands donnent très rarement des directives à suivre. C’est complètement libre. Comme vous pouvez le voir, aucune de ces affiches
ne compte de photo ou de logo de groupe.

La popularité de ces affiches a explosé dans les années 1960, avec la mouvance psychédélique, mais les sérigraphies ont ensuite disparu du paysage musical. Comment expliquer leur renaissance?
Je crois que le festival South By Southwest, avec son congrès de «poster art» Flatstock, a grandement contribué à l’engouement. Maintenant, il existe une nouvelle appréciation pour ce côté de l’industrie musicale. Je crois que le site web Gigposters.com, un vaste répertoire de sérigraphies qui existe depuis le début des années 2000, y est aussi pour quelque chose.

En parcourant l’expo, on constate que les musiciens mis de l’avant sont quasiment tous issus de la scène indépendante.
Oui, c’est certain. Il existe très peu de groupes grand public, mis à part Dave Matthews et Pearl Jam, qui font appel à ces services. C’est un travail artisanal qui contribue à l’effervescence de la scène indépendante.

Vous avez choisi une série d’affiches que Burlesque of North America a produite pour Arcade Fire. Pourquoi vouliez-vous réinviter ce collectif pour une deuxième année de suite?

Je trouvais intéressant d’exposer toute une série de leurs affiches Arcade Fire, car peu de gens à Montréal les ont vues. Burlesque en a produit plus de 40 pour le groupe, et la genèse de cette collaboration remonte aux tout débuts de leurs carrières respectives. Arcade Fire se produisait toujours dans de petites salles quand Burlesque a réalisé une affiche pour leur spectacle à Chicago. C’est là que se sont tissés des liens qui sont demeurés très forts!

Musique sur papier
À la Galerie de l’Église
Saint-Jean-Baptiste
Jusqu’au 22 juillet

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