Culture

Madonna la tragédienne

Photo: Denis Beaumont/Métro

Madonna a donné une performance majestueuse et théâtrale devant un centre Bell rempli et ravi jeudi soir, dans le cadre de sa tournée nord-américaine MDNA.

22 h 14. Le spectacle commence dans une mise en scène aux accents religieux. Grandiose, la Madone descend du plafond dans son confessionnal pour entamer Girl Gone Wild, tirée de son plus récent album, MDNA.

Les univers et les décors se sont enchaînés sans répit, tant et si bien que le spectateur avait plus l’impression d’assister à une pièce de théâtre qu’à un concert.

Des coups de feu, des chorégraphies impliquant des AK-47, une méchante tribu louche et non identifiée… Les actes se sont succédé dans une mise en scène époustouflante signée Michel Laprise, connu pour avoir travaillé avec le Cirque du Soleil, et ponctuée d’effets visuels impressionnants, créés par des projections, de la compagnie Moment Factory, québécoise également. La star a pris soin de glisser quelques classiques parmi ses nouveaux succès, comme Papa Don’t Preach, en medley avec Hung Up.

Madonna a fait patienter ses fans jusqu’à la moitié du spectacle avant de s’adresser à eux. Loin de lui en tenir rigueur, le public était en délire devant la Material Girl, qui a pris soin de souligner ses origines québécoises en remerciant son public. «J’ai la meilleure job au monde, et vous en faites partie!» a-t-elle hurlé à ses admirateurs.

Madonna a fait tomber son quatrième mur pour la deuxième partie, où elle a chanté ses hits directement au public, dans des chorégraphies toujours hallucinantes. Au moment de mettre sous presse, il n’y avait toujours pas de scandale en vue sous le ciel de Montréal. À croire que la Madone s’est assagie… ou garde une carte dans sa manche pour samedi, sur les plaines d’Abraham!

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