Culture

Critiques CD de la semaine du 7 au 11 juillet 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums d’Amian Méliès, Sam Sparro, Beck, Disturbed et Matt Mays and El Torpedo.

 Curieux mélange
 Arman Méliès
 Casino (4/5)

 
Dès les premières notes de la pièce titre, on se dit qu’Alain Bashung ne doit pas être loin… Arman Méliès a, entre autres, participé à l’écriture de Bleu Pétrole. Il y a donc un peu de Bashung dans sa musique, un peu de Joe Dassin aussi. Oui, un curieux mélange rock et très pop, à la fois chanson française et ultramoderne (la réalisation d’Antoine Gaillet est nickel), planant la plupart du temps. Comme les textes, bien tournés. Si l’artiste en est à son troisième CD, il a la voix d’un jeune premier, rappelant Gérard Lenorman et Pierre Lapointe… Curieux mélange là aussi. Aux FrancoFolies les 26 et 27 juillet.
– Eric Aussant

 Dans la danse
 Sam Sparro
 Sam Sparro (3,5/5)

Pour un blanc- bec australien, Sam Sparro possède une voix étonnamment soul qui n’est pas sans rappeler celle de Cee-Lo, de la formation Gnarls Barkley. Il la déploie d’ailleurs de brillante façon sur les rythmes électro dance de son premier album éponyme. Un CD qui regorge de qualités, mais qui présente également plusieurs défauts. Car même si tous les titres de l’opus sont fort divertissants, on a l’étrange impression que plusieurs d’entre eux n’auront pas une longue durée de vie sur notre iPod. L’artiste pèche en effet trop souvent par excès de kitsch. On craque néanmoins pour la très glam Black and Gold et la funky Cottonmouth.
– Marc-André Lemieux

 Power-rétro
 Beck
 Modern Guilt (3,5/5)

 
Pour son 10e album, Beck s’est associé au réalisateur Danger Mouse (membre de Gnarls Barkley) et nous présente 10 pièces rétro à souhait où l’on sent tantôt l’influence des Beatles, tantôt celle des Doors. L’Américain garde toutefois ici sa signature de bidouilleur, avec des arrangements psychédéliques, mais toujours accessibles. Flirtant avec la pop légère sur Gama Ray ou sur Youthless, Beck se fait aussi mélancolique, fruit de sa collaboration avec Cat Power pour deux chansons. De la musique unique pour un artiste singulier. Notre seul regret : seulement 33 minutes d’exploration sonore.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Global métal
 Disturbed
 Indestructible (3,5/5)

Inside the Fire, premier extrait d’Indestruc­ti­ble, le nouvel opus de Disturbed, figure de proue du nu metal, ne tourne pas en boucle pour rien sur les ondes des radios alternatives depuis sa sortie en mars dernier. La bande de David Draiman offre ici un CD solide, qui flirte beaucoup plus avec le heavy metal que les précédents, sans perdre ce son si particulier qui la définit. Ceux qui se sont dénoué les doigts sur Stricken, sur le jeu Guitar Hero III, et qui ont ainsi pu découvrir Disturbed y
trouveront leur compte, comme les fans de la première heure, mais finiront, peut-être, par le trouver un peu trop uniforme.
– Marie-Luce Pelletier-Legros

 Country-rock
 Matt Mays and El Torpedo
 Terminal Romance (3,5/5)

 
Matt Mays and El Torpedo lance son tout nouveau CD, Terminal Romance. La formation, originaire de Halifax, en Nouvelle-Écosse, balance sans ménagement son rock traditionnel à forte connotation country tout au long de cet opus. La voix du chanteur, Jarrett Murphy, est enveloppante et, sur certaines pistes, possède des accents de l’excellent Eddy Vedder, de Pearl Jam. Terminal Romance, sans rien inventer, possède son lot de chansons accrocheuses et bien ficelées, telles que Tall Trees, Stand and Deliver, The Hunter, The Hunted et Rock Ranger Record, qui emprunte même au son du punk rock des années 1990.
– Mathieu Horth-Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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