Culture

Jack Johnson au Festival Osheaga… Du soleil sous la lune

Marc-André Lemieux, Métro

Pendant deux heures, hier soir, les petits tracas de 18 000 spectateurs se sont envolés… comme par magie. L’auteur de ce tour de force? Jack Johnson.

Pour sa première visite à Montréal, le chanteur hawaïen a fait sourire la foule réunie au parc Jean-Drapeau. Celle-ci n’a pas hésité à se dandiner gentiment, bière à la main, sur les titres ensoleillés du répertoire de l’auteur-compositeur-interprète.

C’est à 21 h 15 pile que le chanteur s’est présenté sur la grande scène du Festival Musique et Arts Osheaga. Au même moment, sous une tente érigée non loin de là, les quatre membres du groupe acadien Radio Radio se démenaient comme des diables dans l’eau bénite. Le contraste était frappant. D’un côté, la désinvolture acoustique. De l’autre, le dynamisme électronique.

En spectacle, Jack Johnson semble aussi détendu qu’il le paraît sur disque. Le guitariste joue ses succès comme s’il se trouvait autour d’un feu de camp après une longue journée de surf à la plage : sans flafla et avec bonne humeur.

Les festivaliers semblaient apprécier l’ambiance «à la bonne franquette» créée par le guitariste, mais on aurait souhaité quelque chose de plus. Les versions live
de Johnson ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles que l’on retrouve sur ses quatre albums. Mêmes arrangements folk, mêmes envolées vocales… Sans compter qu’il faut souvent attendre le refrain avant de savoir exactement à quel titre on a affaire…

Une conclusion sans grand éclat, mais tout de même sympathique, à deux journées de rock bien remplies sur l’île Sainte-Hélène.

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