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La relève à l'honneur dans les Mercredis Juste pour rire

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Le jeune humoriste Stéphane Poirier est encore cette année à la barre du rendez-vous hebdomadaire des humoristes de la relève : Les Mercredis Juste pour rire.

Ce comique diplômé de l’École nationale de l’humour depuis 2003 a deux buts en tête : faire rire les spectateurs, mais surtout, mettre en valeur ses invités. Entrevue avec un gars de gang.

Comment décrirais-tu Les Mercredis Juste pour rire à quelqu’un qui n’y a jamais assisté?
Il y a une ambiance vraiment le fun. Le public est en feu! Chaque fois, ce sont quatre humoristes aux styles complètement différents qui se produisent. Personne ne peut passer une mauvaise soirée!

Qu’est-ce que tu amènes de nouveau cette année?
Je fais des sketchs avec mes invités. J’essaie d’avoir un show de groupe. C’est quelque chose que j’ai essayé d’apporter aux Mercredis; sinon, je trouve que l’humour, c’est très individuel. Ces sketchs sont exclusifs aux Mercredis; c’est la seule chance de les voir.

Comment définis-tu ton rôle?
Je suis humoriste avant tout, alors en début de spectacle, je dois faire des jokes. C’est ma job! Mais, j’aime mettre mes invités en valeur. Si un d’entre eux se plante, c’est moi qui me suis planté. Il y a beaucoup d’animateurs qui veulent voler le show, mais ce n’est pas leur rôle, à mon sens. Moi, je suis secondaire. L’important, c’est que la table soit mise pour mes invités, alors il faut que je sois à mon meilleur. Je suis comme l’hôte. Je fais un numéro d’ouverture différent chaque semaine. C’est beaucoup de travail, mais ça permet de créer du matériel pour un éventuel one man show. Je reviens aussi entre chaque invité pour faire des niaiseries.

Qu’est-ce qui différencie les humoristes de la relève de ceux qui sont bien établis?
Même si, cette année, il n’y a pas juste des humoristes de la relève – il va y avoir quelques surprises -, la différence, c’est que les humoristes qui sortent de l’école ont atteint un objectif en participant aux Mercredis. Ils sont combatifs, ils veulent être drôles. Ils ont faim de scène. Ils ont le feu sacré.

Est-ce qu’une participation aux Mercredis Juste pour rire peut lancer une carrière?
Non. À part quelques cas d’exception, une carrière, c’est quelque chose qui se bâtit tranquillement. Par contre, ça ne peut pas nuire. Si un humoriste se démarque aux Mercredis, le milieu va en entendre parler. Ça peut l’aider à se rendre au Gala Juste pour rire, et ainsi de suite.

Est-ce que tu vois un certain courant dans l’humour que pratique la relève?
Je suis allé voir le spectacle de l’École nationale de l’humour cet été, et il y a des courants différents qui s’en viennent. L’humour de la relève est plus théâtral et plus absurde. Il n’a jamais été aussi diversifié, en fait. Ça m’a même incité à amener des nuances dans mon jeu.

Quand est-ce qu’on arrête d’être considéré comme un artiste de la relève?
Je ne sais pas! Moi, je me suis déjà fait dire : «Tu n’es plus dans la relève.» Mais oui, j’en fais encore partie. Ça dépend, parce que la relève, c’est tellement vaste. Si je me compare à Yvon Deschamps, je suis dans la relève, mais si je me compare à un jeune qui sort de l’école, je n’y suis plus, parce que ça fait six ans que je gagne ma vie avec ça. Je fais quatre ou cinq shows par semaine. J’en ai fait, de la scène, alors je ne suis plus dans la relève, mais je ne suis pas connu du grand public, alors je suis dans la relève. C’est très relatif!

Est-ce qu’il a de la place dans l’industrie pour tous les humoristes de la relève?
On ne reverra pas nécessairement, dans cinq ou six ans, tout le monde qui passe aux Mercredis. Il y a de la place, mais c’est la loi de la jungle. Seuls les plus forts vont réussir.

Quels sont tes projets?
Je me concentre sur les Mercredis pour l’instant, parce que c’est beaucoup de travail. Je planche aussi sur un projet télé. Pour ce qui est de mon premier one man show, il devrait voir le jour en 2012 ou en 2013.

Les Mercredis Juste pour rire
Au Studio Juste pour rire
Tous les mercredis à 20 h Jusqu’au 27 mai

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