Soutenez

Critiques CD de la semaine du 8 au 12 décembre 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Dumas, Stéphane Moraille, Kanye West, Navet Confit et Seal.

 Surprise!
 Dumas
 Nord (4/5)

Surprise! Dumas nous a concocté un nouvel album depuis le studio où il s’est terré depuis la fin de sa très longue tournée. Le mystère plane sur ce disque inattendu qui pourrait bien être le premier d’une série. À l’écoute de Nord, on constate que Dumas avait le goût de travailler sans contraintes. Il fait les explorations musicales qui lui plaisent et propose des pièces moins formatées. L’atmosphère planante et aérienne qui a fait le succès du chanteur et musicien est toujours là, soulignant des textes qui se font plus discrets et qui laissent toute la place à l’instrumentation.  
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Quelle voix!
 Stéphane Moraille
 Florida Water (3,5/5)

 
Ce premier album solo d’une chanteuse du collectif Bran Van 3000 n’a rien à envier aux autres CD pop-dance en provenance du reste du monde : ça ne révolutionne rien, mais ça sonne comme une tonne de briques. Et la voix de Stéphane Moraille y est puissante, chaleureuse et… incarnée, pourrait-on dire, ce qui est rare dans ce genre de musique. Il y a plusieurs bonnes chansons à potentiel radiophonique sur ce CD (Encore et Lover, par exemple) mais la reprise de On s’est presque touché de Jim Corcoran, qui ferme l’album, est la plus charmante.
– Eric Aussant

 Hip-hop trafiqué
 Kanye West
 808s and Heartbreak (3/5)

Un vent
de tristesse déferle sur 808s & Heartbreak. Écrit à la suite du décès subit de maman West, l’opus compte plusieurs ballades où les rythmes électroniques côtoient la voix hyper trafiquée du rappeur. Cette surutilisation de l’Auto-tune agace (particulièrement sur Bad News et Say You Will, où elle fait obstacle à l’émotion), mais elle ne réussit pas à faire ombrage à la richesse des textes et des mélodies de l’auteur-compositeur. Les amateurs de hip-hop purs et durs seront peut-être décontenancés, mais personne ne peut grimacer devant de petits bijoux pop new wave comme Paranoid. Bravo!
– Marc-André Lemieux

 Sortir de l’ombre
 Navet Confit
 EP1/EP2 (3/5)

 
De chansons rock en ballades atmosphériques ou naïves, Navet Confit nous invite dans son monde d’expérimentations et nous balance 15 pièces sorties tout droit de ses tiroirs. EP1/EP2, c’est la réédition de deux minialbums de Jean-Philippe Fréchette, alias Navet Confit, conçus au début des années 2000 et parus en 2004 et 2005. Puisque quelques années ont passé, et que la scène montréalaise a connu un bel essor, on ne peut s’empêcher de constater que quelques pièces ont perdu un peu de leur originalité. Intéressant pour ceux qui aiment le psychédélique, le grunge, le folk, la pop, bref, le dépaysement.
– Christian Duperron

 Grand public
 Seal
 Soul (2,5/5)

Pourquoi
a-t-il fallu que Seal intitule son album Soul? Le malaise aurait été
beaucoup moins grand si le titre du sixième opus du chanteur
britannique avait ressemblé à quelque chose comme Seal joue dans
les platebandes de Michaël Bublé. À l’instar du crooner canadien, Seal
a confié la réalisation de sa dernière galette à David Foster (Céline
Dion, Whitney Houston), passé maître dans la création de chansons grand
public. Les versions orchestrales des classiques du genre (Stand By Me,
It’s Alright) s’écoutent avec facilité, mais elles n’ont absolument
rien à voir avec le véritable esprit de la musique soul.
– Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.