Keanu Reeves dans The Day the Earth Stood Still : Le visiteur de l'espace
Keanu Reeves revient à la science-fiction en se glissant dans la peau de l’extra-terrestre Klaatu dans le remake – ou plutôt la réinterprétation – du classique de 1951 de Robert Wise, The Day the Earth Stood Still. Élégant dans le décor du Ritz qui l’est tout autant, l’acteur s’est entretenu avec Métro.
Vous arrivez à être un extra-terrestre terrifiant sans forcer votre jeu et sans que l’on ait exagéré vos traits.
Merci. J’avais peur de jouer un tel rôle parce que ça devait rester crédible. J’ai pris ce personnage comme n’importe quel autre. J’ai essayé de comprendre ce qu’il voulait, qui il était, d’où il venait. J’ai trouvé des réponses et j’ai essayé de jouer Klaatu le mieux possible.
Avez-vous regardé le film original?
Bien sûr. Mais cette version-ci, et particulièrement le personnage que j’y joue, est très différente.
De quelle façon?
Dans la version originale, le visiteur de l’espace arrive sur Terre et est presque plus humain que les humains. Il est plutôt doux, amical. Dans notre histoire, ce n’est pas le cas. Il est beaucoup plus distant que ça, à mon avis, voire froid.
Votre Klaatu est moins bavard aussi. Nous arrivons toutefois à lire ses émotions, malgré son expression stoïque.
Une de ses premières répliques est : «Il va me falloir du temps pour m’habituer à ce corps [traduction libre].» Donc, au départ, il est encore très extra-terrestre. Et au fur et à mesure que le film avance, il devient plus humain.
Kathy Bates a dit que vous étiez terrifiant!
Ah oui? C’est très gentil! [rires]
J’imagine que ça veut dire que vous êtes convaincant?
Je l’espère. Ça me chicotait. Je me demandais si je serais crédible, si les gens embarqueraient avec moi. Je suis content de la réaction de Kathy.
Avez-vous participé à la préproduction?
Seulement sur le scénario.
Comment y avez-vous contribué?
Je me suis assis avec le réalisateur (Scott Derrickson) et les scénaristes. Nous passions les scènes une à une en indiquant ce qui nous plaisait et ce qui nous plaisait moins. Nous tentions ensuite de les reconstruire pour raconter l’histoire.
Quel est votre film de science-fiction favori?
Pour l’aventure, Star Wars. Pour l’aspect dramatique, Blade Runner. Pour les idées et la qualité, 2001 : L’odyssée de l’espace.
Croyez-vous aux extra-terrestres?
Bien sûr. Il le faut. L’univers est tellement vaste.
The Day the Earth Stood Still porte un message fort, non?
L’original portait davantage sur la violence et l’omniprésence de la violence. Le visiteur de l’espace y disait : «Si vous continuez à être aussi violent, nous serons plus violents que vous.» Il y avait une certaine menace. Dans la présente version, on parle d’écologie. Le film indique que nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons un impact réel sur l’environnement. Soit nous mourrons, ou soit la planète meurt. Si nous mourons, la planète survit. Mon personnage est là pour juger les Hommes, mais aussi pour leur dire qu’en étant à la croisée des chemins, ils peuvent encore changer les choses.
Croyez-vous que le cinéma peut permettre de changer les choses?
Oui, je l’espère. Je crois que ça fait partie du débat de société. Nous devons prendre nos responsabilités, pour nous d’abord, et ensuite pour la planète.
The Day the Earth Stood Still
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