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Anne-Marie Losique persiste et signe

marc-andré lemieux - Métro

«Est-ce qu’on peut montrer nos fesses?» Voilà une phrase qu’on n’entend pas (assez) souvent au cours d’un visionnement de presse.

C’est l’une des danseuses présentes à la projection de Pole position – la nouvelle série d’Anne-Marie Losique – qui a posé la question à notre photographe, hier.

Et comme vous pouvez le constater, ce dernier a répondu par la négative.

Les caméramans s’étaient déplacés en grand nombre pour cet événement, qui se tenait au deuxième étage de l’Hôtel Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal. L’endroit avait pris des airs de chic club de striptease pour l’occasion : un éclairage tamisé, une musique dance house dans le tapis et, bien entendu, une panoplie de jeunes femmes peu frileuses.

Pendant la diffusion de l’émission, celles-ci ont d’ailleurs passé leur temps à commander des shooters et à lâcher des cris stridents dès qu’elles s’apercevaient à l’écran.

«C’est une émission de party faite sur mesure pour les soirs de week-end», a déclaré Anne-Marie Losique avant de nous montrer le premier épisode.

Drôle et vraiment cochon

Après s’être taillé une place dans le soft porn avec Hot-parade et Sex-shop, pour ne nommer que celles-là, Anne Marie Losique persiste et signe avec Pole position.

Force est d’admettre que le concept de l’émission ne manque ni d’originalité ni d’humour : 30 effeuilleuses réparties en 6 équipes – représentant chacune une région du Québec – se soumettent à des épreuves sexy dans le but d’obtenir le prestigieux Pole d’or, le trophée remis à la Meilleure danseuse de la province.

Dans le premier épisode, les filles du Kingdom de Montréal affrontent celles du Faucon bleu de Mont-Tremblant.

Soyez sans crainte, on ne révélera pas le nom des grandes gagnantes, même si on sait pertinemment que personne ne regarde Pole position pour la tension insoutenable ou l’esprit de compétition féroce qui anime les concurrentes. Ici, le concours n’est qu’un prétexte pour voir des filles se frotter (le mot est faible) sur tout ce qui bouge : une vitre, un poteau, une chaise,  une autre participante…

Quant aux épreuves, on ne peut pas leur reprocher leur manque de fraîcheur. À eux seuls, leurs noms valent le détour.

De «l’autoportrait» (où les candidates dévoilent leur côté artistique en peignant sur une toile avec leur corps enduit de gouache) aux «fesses explosives» (où les finalistes essaient de faire exploser un ballon avec leur popotin), les défis sont, il faut l’avouer, assez divertissants.

Pole position sera diffusée, au rythme d’un épisode par mois, dès le 1er mai sur le service de télé à la carte d’indigo et de Bell, ainsi que sur Illico sur demande. Chaque émission d’une heure sera vendue au prix de 12,99 $.

Participation active
À l’animation, Anne-Marie Losique ne se contente pas d’introduire les différents segments de l’émission, bien au contraire! Ceux qui ont été scandalisés de la voir sauter sur les genoux de Ben Affleck à l’époque de Box-office en prendront pour leur rhume lorsqu’ils la verront rouler une pelle à chacune des concurrentes.

«Je ne m’implique jamais à moitié. Ça rend les choses plus personnelles, nous a-t-elle confié en entrevue. Je tenais aussi à être là pour m’assurer que les filles se sentent bien sur le plateau.»

La productrice, qui dit ne pas se soucier de l’image qu’elle projette, se défend bien de faire la promotion des bars de danseuses nues, une industrie liée au crime organisé. «On a fait attention avec qui on collaborait, a-t-elle précisé. Il y a des clubs avec lesquels on n’aurait jamais travaillé.»

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