Critiques CD de la semaine du 4 au 8 mai 2009
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Patricia Kaas, Ben Harper and Relentless7, Chinatown, Pat Groulx et les bas blancs et Karl Wolf.
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La grande klasse Patricia Kaas Kabaret (4/5) |
C’est avec une grande classe et l’élégance qu’on lui connaît que Patricia Kaas s’attaque aux années 1930. Avec Kabaret, la diva se plonge dans l’atmosphère mystérieuse et feutrée des bars enfumés avec un plaisir évident. La voix grave et mélancolique de la chanteuse sied parfaitement aux titres à saveur jazzy de l’opus. Parmi les plus grandes réussites de l’album, citons la chanson-titre, réalisée par le Québécois Michel Cusson, la poignante Faites entrer les clowns, tirée du répertoire de Sondheim, la sensuelle Solo, et surtout, la dramatique Et s’il fallait le faire, qu’elle interprète avec une passion brûlante.
– Marc-André Lemieux
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Rock On! Ben Harper and Relentless7 White Lies for Dark Times (3,5/5) |
Avec White Lies for Dark Times, Ben Harper propose un son plus rock. Relentless7, le groupe du Texas qui a remplacé The Innocents Criminals aux côtés du chanteur, y est sûrement pour quelque chose. Les cinq premières chansons du CD nous sont des pièces rock’n’roll dans la plus pure tradition des années 1970. Mais sur Why Must You Always Dress in Black, le guitariste émérite se fait un peu plus folk. Trois chansons plus tard il nous en remet plein les oreilles avec des riffs bien appuyés avant de terminer en beauté avec des ballades, ce qu’il fait de mieux.
– Geneviève Vézina-Montplaisir
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Pop bonbon Chinatown Cité d’or (3,5/5) |
Force est d’admettre que la pop de Chinatown est accrocheuse, mêlant la chanson française des années 1960 (Gainsbourg) et 1980 (Indochine), avec une touche rock’n’roll évoquant les Beatles. Le quintette montréalais propose des pièces mélodiques à souhait riches en arrangements recherchés signés Gus Van Go. On aime particulièrement la pièce Pénélope, avec son délicieux refrain : «Car pour toi Pénélope, je ferai de la pop.» On craque aussi pour Du jazz avec l’apocalypse qui a une saveur rétro. Seule ombre au tableau : la voix du chanteur semble parfois dans la mauvaise tonalité. Est-ce voulu?
– Geneviève Vézina-Montplaisir
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Fêtard sensible Pat Groulx et les bas blancs La suite (2,5/5) |
Après une première incursion dans le monde de la musique en 2006, l’humoriste Patrick Groulx revient à la charge avec ses Bas blancs. La suite est un album efficace, où se mélangent country/folk et balade. Groulx se permet même une petite saucette dans le reggae et dans l’humour avec la seule pièce en anglais de l’album, Lonely Man. Outre cette piste, on ne sent pas l’humoriste qui se cache derrière la musique de Pat Groulx et les bas blancs. On y découvre plutôt un auteur compositeur qui est à la fois sensible et fêtard, et qui habite pleinement ses chansons.
– Marc-André Lemieux
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Il y a l’Afrique Karl Wolf Bite the Bullet (2/5) |
Oublions le vidéoclip ultra cheesy (de style fille en bikini et gars en camisole blanche sur la plage) et avouons sans gêne qu’Africa, sa reprise du vieux tube de 1983 de Toto, a un je-ne-sais-quoi d’irrésistible. Karl Wolf ne fait malheureusement pas preuve du même flair sur le reste de cet album, paru en 2007, mais relancé de nouveau pas la maison de disques à la suite du succès remporté par Africa. Des rythmes R’n’B et hip-hop plutôt génériques (on pourrait être méchant et dire que ça ressemble à du Justin Timberlake peu inspiré) et des paroles clichés, mais des invitations à la danse parfois efficaces.
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt