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Les étiquettes en horreur – Entrevue avec Denzel Washington

Denzel Washing­ton n’est pas fort sur les étiquettes. Par exemple, son dernier long métrage, The Taking of Pelham 1 2 3 (Pelham 1 2 3 : L’ultime station), n’est pas un remake du coup du métro déjoué par Walter Matthau en 1974.  
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«Je ne crois pas que ce soit un remake, insiste Denzel Washington. C’est l’histoire d’une prise d’otages dans un train de New York. C’est ce que les deux films ont en commun. Je ne sais pas pourquoi quelqu’un ferait le remake d’un film.»

Une autre étiquette dont il n’est pas friand : acteur principal.

En fait, il se hérisse à cette seule mention. «C’est le nom que l’on se fait donner durant certaines opérations médiatiques d’envergure, affirme-t-il. Je ne suis pas un acteur principal; je suis juste un acteur.»

En tant que comédien, avoir la chance de jouer autre chose qu’un policier ou un agent du FBI est ce que Washington a le plus aimé en tournant Pelham.

La star explique : «J’étais soucieux à cause de Inside Man, dans lequel j’incarnais un policier et un négociateur d’otages. J’aimais l’idée du gars ordinaire qui se retrouve dans des circonstances extraordinaires.»

Employé du métro

La préparation pour son rôle d’employé du système de transport métropolitain a été facile comme tout.

«Je mangeais beaucoup et mes chandails ne cessaient de rapetisser», s’esclaffe-t-il.

En outre, le film a donné à Denzel Washington l’oc­ca­sion de se mesurer directement à John Travolta, même si, au départ, les deux acteurs devaient se tenir à l’écart l’un de l’autre.

«Pendant les sept ou huit premières semaines, nous n’avons tourné aucune scène où on nous voyait ensemble à l’écran, mais nous développions une relation par le biais du microphone, précise Denzel Washington. C’était comme faire la cour à l’ancienne, au téléphone. Nous avons appris à nous connaître. Nous chantions des succès de Broadway et nous nous racontions des blagues.»

Pour l’acteur de 54 ans, l’inconvénient de cet arrangement résidait dans le fait que ses scènes étaient tournées en premier, ce qui offrait un avantage à John Travolta.

«Il avait le luxe de s’exercer, parce que j’étais filmé en premier, raconte-t-il. Il avait la chance de travailler à son rôle, de l’approfondir.»

Retour aux sources

Jouer dans le métro était en quelque sorte un retour aux sources pour Denzel Wa­shing­ton, qui est natif de New York.

Il admet que, enfant, il faisait l’imbécile et quittait la plateforme pour se glisser dans les tunnels, mais jamais très loin. Lors du tournage, il a pu s’aventurer beaucoup plus loin et découvrir une dimension de la ville que peu de gens connaissent.

Pourtant, il y a un tas de choses à voir dans le métro lui-même, comme se le rappelle Denzel Washington : «Si ces choses peuvent se faire dans le métro, je les ai vues. Du vol à l’éducation des enfants.»

The Taking of Pelham 1 2 3
En salle dès aujourd’hui

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