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Ben Stiller: Homme en quarantaine

Ned Ehrbar - Metro World News

Ç’a été assez facile pour Ben Stiller de saisir l’essence de son personnage dans Greenberg – le nouveau film de Noah Baumbach, racontant l’histoire de Roger Greenberg, un musicien raté et misanthrope qui se retrouve à la dérive à Los Angeles après avoir vécu une dépression nerveuse.

Tout cela à cause d’un anniversaire. «Je crois que beaucoup de gens peuvent comprendre par quoi passe Roger», ex­plique l’acteur, comparant la névrose de son personnage à ce qu’il a ressenti quand il a franchi le cap de la quarantaine. «Pour moi, c’était une date importante. Il s’agit d’un moment dans notre vie où l’on se dit « Bon, je n’ai pas plus d’années devant moi que j’n’ai derrière ».»

Voilà un sujet plutôt lourd pour un film qui est censé faire rire. En réalité, c’est la vision du monde complètement déformée de son personnage qui a intéressé Stiller. «C’est une situation assez classique pendant la crise de la quarantaine. Ça peut être vraiment difficile pour une personne qui arrive à cet âge de constater qu’elle n’a pas atteint ses objectifs, indique l’acteur de 44 ans. Il faut être une personne très dure ou extrêmement confiante pour se dire immunisé contre ce genre de réactions.»

Stiller était d’abord et avant tout très heureux de pouvoir travailler avec le scénariste et réalisateur Noah Baumbach. «Je suis un grand fan de son travail. J’aurais probablement accepté n’importe quel rôle qu’il m’aurait offert. On a rarement l’occasion de jouer dans ce genre de film. Souvent, on travaille à partir d’un excellent scénario, à d’autres occasions, on fait affaire avec un bon réalisateur, mais sans disposer d’un scénario de qualité. C’est une grande chance de collaborer avec quelqu’un qui sait exactement où il s’en va.»

Pas d’inquiétudes
Étant donné ses succès en tant qu’acteur, réalisateur et scénariste, Ben Stiller n’a évidemment pas à s’inquiéter de vivre les mêmes déboires que son person­nage. Toutefois, le comédien dit qu’il ne faut pas se rendre malade en se fixant des objectifs. «Je ne crois pas qu’une personne puisse agir de la sorte et être heureuse. On doit juste faire la paix avec ce qu’on a accompli dans la vie, affirme-t-il. De mon côté, j’essaie de profiter du moment présent, car c’est la seule façon que j’ai trouvé d’être heureux. Si on est obsédé par le succès, souvent on ne l’atteint jamais.»

Dans la philanthropie, Stiller a trouvé une autre façon d’être heureux. Il est devenu un des militants les plus en vue à faire la promotion de l’aide à Haïti. Alors que les médias parlent de moins en moins du terrible tremblement de terre, son organisation s’efforce de rappeler au public qu’il reste encore tout un pays à rebâtir. «C’est difficile, car la reconstruction prend du temps, et les gens vont finir par oublier, lance-t-il. Notre travail est donc de conserver l’attention du public.»

Greenberg
En salle dès aujourd’hui

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