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Champagne et chauve-souris à l’Opéra de Montréal

Transposer la célèbre opérette du viennois Johann Strauss fils dans le Montréal des années 1930, telle est la proposition de Marc Hervieux et de l’Opéra de Montréal dans cette nouvelle adaptation de la classique Chauve-Souris (Die Fledermaus).

«L’histoire? On peut la résumer assez facilement : c’est une grosse farce! Une comédie qui est presque une pièce de théâtre d’été chantée. Il s’agit d’un type qui est condamné à passer huit jours en prison, mais juste avant d’y aller, il est invité à un grand bal masqué. Sachant qu’il y aura beaucoup de filles, il s’y rend avec l’idée de tromper sa femme. Mais cette dernière, croyant que son mari est déjà en prison, se retrouve aussi à cette fête. Et mon personnage, Gabriel, éprouve une sérieuse attirance pour une des femmes présentes. Ce qu’il ignore, puisqu’elle est masquée, c’est qu’il s’agit de sa propre épouse!» explique le sympathique Marc Hervieux avant d’ajouter que cette histoire est avant tout un prétexte à une musique heureuse et au rire.

«On est loin de l’opéra où il y a une dame coiffée d’un chapeau avec des cornes», rigole encore le prince des ténors en expliquant qu’à la différence de l’opéra, où tout est chanté du début à la fin, on trouve dans l’opérette des scènes parlées comme au théâtre.

Autres éléments intéressants de cette mise en scène signée Oriol Tomas qui ouvre la 33e saison de l’Opéra de Montréal et dans laquelle le comédien Martin Drainville joue le rôle du gardien de prison : le décor, qui sera parsemé de maisons cossues de Westmount, et une star de jadis qui fera une apparition-surprise. Soulignons que La chauve-souris sera essentiellement chantée et parlée dans la langue de la Bolduc. Champagne!

Publicités de l’Opéra et grève de la voix
Pour protester contre l’utilisation de mannequins, à la place des véritables artistes qui seront sur scène, dans la publicité faite pour les représentations de La chauve-souris, Marc Hervieux a fait une très remarquée «grève de la voix» pendant une répétition.

«J’aurais pu faire la grève de la faim, ça aurait été bon pour ma… silhouette! Sérieusement, l’important pour moi est que le débat soit lancé. Je ne peux dicter le fonctionnement de l’Opéra de Montréal. Cependant, ce que je peux faire, c’est de remercier sa direction pour avoir rapidement fait volte-face. J’avoue que c’est un peu particulier que de faire partie d’un spectacle, mais pas de sa démarche publicitaire. Pire que ça : que tu sois remplacé par un autre, c’est un peu weird, honnêtement. Mais ça semble être derrière nous, je l’espère, et c’est tout à l’honneur de l’Opéra de Montréal.»

La chauve-souris
À la Salle Wilfrid-Pelletier
Les 26, 29, 31 janvier et 2 février

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