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Entrevue avec le mauvais garçon du film Parker

Michael Chiklis dans Parker Photo: les films Séville

Avant même de s’opposer à Jason Statham dans Parker, l’acteur Michael Chiklis a dû relever un des défis les plus importants de sa carrière : se maquiller en clown et porter un costume grossissant pour la scène d’ouverture, un braquage. Heureusement, il en rit aujourd’hui. Métro l’a rencontré.

Avez-vous eu votre mot à dire à propos du costume de clown que vous avez dû enfiler?
Pas du tout! En fait, je n’ai rien dit. Le réalisateur Taylor Hackford et moi étions sur la même longueur d’onde : il fallait que ce soit un clown classique qui puisse facilement avoir l’air menaçant. J’étais totalement conscient qu’on allait d’abord me voir dans le film portant un costume grossissant…

Vu tous les rôles de mauvais garçon que vous avez joués, les gens sont-ils nerveux quand ils vous rencontrent pour la première fois?
[Rires] Plusieurs le sont! Parfois, je veux seulement leur faire un câlin! Parce qu’ils se présentent devant moi en tremblant! Et j’ai simplement envie de les rassurer. Je suis conscient de l’impact que certains de mes personnages ont pu avoir. Particulièrement celui de la série télé The Shield, je crois. Ça en a ébranlé plusieurs. C’était une série intense. J’avais même arrêté de la regarder trop tard la nuit parce que je n’arrivais plus à fermer l’œil!

Malgré tout, ça doit être une belle marque de reconnaissance.
Absolument. Ce que je fais marque les gens. Évidemment, je ne suis pas comme mes personnages.

Vous avez parfois joué de bons garçons, tout de même…
C’est comme ça que j’ai commencé, en fait. Dans la première partie de ma carrière, je jouais des hommes très tendres, et on ne me proposait pas du tout des rôles comme celui de Vic Mackey [The Shield]. On ne me voyait pas ainsi. Mais nos routes prennent souvent une drôle de tournure, et on m’a appelé pour cette série de la chaîne FX qui allait être écrite par un inconnu. J’étais très heureux.

C’était une série très audacieuse pour une chaîne câblée. Vous avez repoussé les limites des téléspectateurs.
Nous avons été des pionniers, c’est sûr. La télévision câblée diffusait surtout des reprises à l’époque. La première saison de The Shield a créé une onde de choc dans l’industrie télévisuelle. Plusieurs nous ont suivis par la suite, et c’est pourquoi nous voyons tant de bonnes séries aujourd’hui sur ces chaînes. C’est génial d’avoir été à la tête de ce mouvement. Mais vous savez, il y a toujours des petites révolutions à la télévision. Par exemple, aujourd’hui, de plus en plus de vedettes du grand écran passent au petit parce qu’il y a, justement, davantage de bonnes séries, sur les grands réseaux comme sur les chaînes câblées.

Il y a davantage d’occasions de briller…
C’est possible de trouver des personnages vraiment intéressants et profonds. Nous restons tout de même des amoureux du grand écran. Nous avons tous grandi devant les films. Nous voulons tous faire du cinéma. C’est ça, le rêve. Et au grand écran aussi il y a des petites révolutions.

Parker
En salle dès vendredi

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