Culture

7e Ciel: cette semaine, Métro craque pour «Paul à la maison», «Les dalmatiens sont énormes en campagne»…

7e Ciel: cette semaine, Métro craque pour «Paul à la maison», «Les dalmatiens sont énormes en campagne»…
Les arts du Tout-Monde au MBAM

La rédaction de Métro vous présente ses coups de coeur culturels de la semaine.

1. Paul à la maison

7e cielCe neuvième tome de la populaire série de l’auteur Michel Rabagliati aurait pu s’appeler Paul en dépression tellement les obstacles affligent le sympathique héros: séparation, deuil, départ de sa fille pour l’Angleterre, isolement, apnée du sommeil, maux de dos et voisin fatiguant. Paul broie du noir et ça transparaît jusque dans les teintes de gris employées par le dessinateur montréalais. C’est sombre et un brin déprimant, mais on s’est surpris à dévorer chaque case avec le même appétit que les épisodes précédents. Parce que Paul est toujours aussi attachant et que ses angoisses existentielles rejoignent celles qui sommeillent dans le cœur de chaque être humain. Aux éditions La Pastèque. Benoit Valois-Nadeau

 

 

 

 

 

 


2. Migraaaants

7e cielLa xénophobie, le populisme et la misogynie sont autant de thèmes brûlants qui sont traités avec humour noir dans cette pièce où se succèdent de nombreuses séquences racontant la dure épopée de migrants tentant d’atteindre l’Europe par la voie maritime. Or, leur bateau est trop plein et des barbelés les attendent à la frontière. Cette pièce, mise en scène par Margarita Herrera sur un texte de Mateï Visniec, réussit avec brio à mettre en lumière l’absurdité de la peur de l’autre. Au Théâtre Prospero jusqu’au 30 novembre. Zacharie Goudreault


3. Marriage Story

7e cielBien plus que la séparation d’un couple, c’est un amour à bout de souffle que Noah Baumbach met brillamment en scène ici, entre instants bouleversants et touches d’humour. Et c’est justement parce qu’ils se sont profondément aimés que le divorce de Nicole et Charlie – interprétés par les excellents Scarlett Johansson et Adam Driver –  devient un combat si douloureux. Entre New York et Los Angeles, le cinéaste filme avec une délicate, mais puissante humanité la fin d’une vie de famille, un nouveau départ. Dès aujourd’hui au Cinéma Moderne et dès le 6 décembre sur Netflix. Amélie Revert


4. Emerge

Jusqu’au 23 novembre, le Musée d’art contemporain accueille Emerge, une manifestation produite par le Canada et l’Europe, dans laquelle une dizaine d’artistes contemporains sont invités à livrer des performances devant un public en immersion, à la fois spectateur et acteur. On retient Don’t Pick That Up de la chorégraphe et performeuse basée à Mont­réal Dana Michel ce soir à 19 h, puis samedi à 15 h 30 Protests Forms: Public Opinion Descends upon the Demonstrators, de Marinella Senatore. Ces deux performances ont en commun la mise en avant des corps. Gratuit. Amélie Revert


5. Dans les pas de…

Depuis quelques semaines, Historia déballe sa production originale Dans les pas de… où des artistes remontent dans le temps pour mieux découvrir des personnalités historiques du Québec. Au menu, l’histoire de La Poune, de René Lévesque, de Mad Dog Vachon et du frère Marie-Victorin pour ne parler que les 4 premiers épisodes de la série de 10. Le souci du détail fascine dans ces plongées dans le passé où la lumière est placée sur le sujet et non sur l’artiste invité – une belle surprise. Vendredi à 22 h. Stéphane Morneau


6. Les arts du Tout-Monde au MBAM

Le Musée des beaux-arts de Montréal a soigneusement revu la présentation de sa collection d’œuvres anciennes en créant un fascinant tour du monde en 10 galeries. D’un continent à l’autre, artefacts, tableaux et sculptures d’hier et d’aujourd’hui se côtoient et se répondent, offrant un nouveau regard sur l’histoire de l’art. Ainsi remise en contexte, l’impressionnante collection de trésors anciens du musée prend un tout nouveau sens, et les œuvres contemporaines, dont certaines d’artistes montréalais issus de la diversité, sont superbement mises en valeur. Dans la collection permanente du MBAM. Marie-Lise Rousseau


7. Les dalmatiens sont énormes en campagne

Avec un tel titre, on s’attendait à ce que Yannick «Giovanni» De Martino nous amène là où on ne l’attend pas avec ce premier spectacle solo, d’autant plus que le coloré Philippe Brach en signe la mise en scène. Et c’est réussi: les blagues pleines d’esprit de l’humoriste décrochent la mâchoire tout en suscitant la réflexion. De Martino s’amuse avec la langue, comme en font foi ses étonnants et nombreux jeux de mots. Mais derrière cette apparente légèreté, l’artiste se révèle, abordant son anxiété, la découverte de ses origines italiennes (et de son père, par la même occasion) et son enfance avec naturel et sincérité. Au Club Soda ce soir ainsi que le 30 avril et le 1er mai. Marie-Lise Rousseau


Et on se désole pour…

Don Cherry

On pensait en être débarrassé, mais Don Cherry ne lâche pas le morceau. Après avoir perdu son poste à Hockey Night in Canada pour des commentaires déplacés sur les immigrants qui refuseraient de porter le coquelicot, le controversé commentateur a lancé cette semaine son propre podcast, The Grapevine. On aurait pensé qu’à 85 ans, l’ex-entraîneur était dû pour une retraite bien méritée et non pour une autre tribune où répandre ses idées arriérées. Benoit Valois-Nadeau