Culture
09:54 29 janvier 2020 | mise à jour le: 29 janvier 2020 à 09:55 temps de lecture: 2 minutes

«La mosquée: une communauté menacée»: vives émotions lors de la projection

«La mosquée: une communauté menacée»: vives émotions lors de la projection
Photo: Jean Carrier/MétroLa famille Zougar lors de la projection

Frustration, injustice, tristesse sont des émotions ressenties par ceux qui se sont déplacés à l’Université Laval pour assister à la projection publique du documentaire La mosquée: une communauté menacée.

Un état d’esprit que le réalisateur Ariel Nasr a su capter, selon les personnes qui ont assisté à la projection.

«J’ai été touché et j’ai même versé une larme durant le documentaire. Le réalisateur a très bien su dégager les différents aspects de la journée du 29 janvier 2017», déclare le papa de la famille Zougar, installée depuis peu au Québec après avoir vécu en France.

Pour cette famille de sept, il fait peu de doute que le racisme existe au Québec. «Nous avons subi du racisme depuis notre arrivée à Québec. Spécialement avec nos enfants. Notre plus vieux se fait carrément dire de retourner chez lui, ou il se fait traiter de sale Français qui pue. C’est difficile de comparer avec la France, mais le documentaire met en lumière ce point. Quand on regarde les médias, c’est pourtant le contraire qui est véhiculé», affirment les parents.

Pour le producteur  de La mosquée: une communauté menacée, Ariel Nasr, l’objectif premier du film était de mettre les pendules à l’heure.

«Je n’aimais pas ce qui était véhiculé au sujet de la communauté musulmane de Québec. Il y avait une image négative, et je trouvais que ça sonnait faux. Je voulais changer cette idée préconçue avec l’aide du documentaire pour projeter l’image d’une communauté forte et résiliente – ce qui est la réalité.»

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