Culture
10:22 24 juillet 2020 | mise à jour le: 31 juillet 2020 à 11:22 temps de lecture: 5 minutes

7e Ciel: on craque pour «White Riot», des documentaires et des livres

7e Ciel: on craque pour «White Riot», des documentaires et des livres
Photo: Collaboration spécialeLe documentaire britannique «White Riot» prend l’affiche au Cinéma du Parc aujourd’hui

Les journalistes de Métro vous présentent leurs sept coups de cœur culturels de la semaine, dont les documentaires White Riot, Have a Good Trip: un voyage psychédélique et Jeffrey Epstein: pouvoir, argent et perversion.

White Riot

Le titre de ce docu de Rubika Shah est emprunté à une chanson du mythique groupe punk The Clash qui invite les Blancs à se rebeller pour la justice sociale. C’est ce qu’ont fait Red Saunders, Roger Huddle et Kate Webb en fondant le mouvement Rock Against Racism (RAR) à la fin des années 1970 en Angleterre. Leur initiative était une réponse directe à l’inquiétante montée du parti d’extrême droite ouvertement raciste The National Front. Issu de la contreculture et propulsé avec les moyens du bord – le bon vieux courrier et des publications imprimées, dont le fanzine Temporary Hoarding –, RAR a rapidement pris de l’ampleur grâce au soutien d’icônes des scènes punk et reggae, dont The Clash, Tom Robinson et Steel Pulse. On apprend tout cela et bien plus dans cette fascinante et inspirante leçon d’histoire et de militantisme, dont les thèmes résonnent malheureusement toujours aujourd’hui.
Au Cinéma du Parc
Marie-Lise Rousseau

Have a Good Trip: un voyage psychédélique

Que se passe-t-il dans le cerveau des gens qui trippent après avoir pris des drogues psychédéliques? Donick Cary plonge au cœur de cette intrigante question dans ce documentaire aussi humoristique que didactique. Pour ce faire, il a rencontré de nombreuses célébrités – comme Sting, Ben Stiller, A$AP Rocky, Nick Offerman, mais aussi les défunts Anthony Bourdain et Carrie Fisher – qui ont déjà pris LSD et autres champignons hallucinogènes. Toutes leurs expériences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont racontées avec beaucoup de bienveillance sans jamais vraiment inciter à la consommation. (Enfin, presque pas…)
Sur Netflix
Amélie Revert

Jeffrey Epstein: pouvoir, argent et perversion

Il y a un an, le mystérieux Jeffrey Epstein était retrouvé mort dans sa cellule de prison de New York. Il y était incarcéré pour trafic sexuel de mineurs. Cette série documentaire de quatre épisodes revient longuement, témoignages de victimes face caméra à l’appui, sur cette sordide histoire d’exploitation sexuelle, voire d’esclavage, de très jeunes filles vulnérables par cet Américain discret, mais ultra puissant, qui côtoyait notamment Donald Trump et le Prince Andrew. Cette affaire, encore loin d’être classée par la justice, glace le sang.
Sur Netflix
Amélie Revert

La croqueuse de pierre

Si on juge ce livre par sa couverture, on peut présumer qu’il relate une histoire sombre et inquiétante. C’est bien le cas : ce roman graphique jeunesse (10 ans et +) de Louise Flaherty, illustré par Jim Nelson, raconte la légende de Mangittatuarjuk, un esprit qui se régale d’enfants égarés. En immortalisant sur papier le récit de cette figure mythique du folklore inuit, ce livre assure sa conservation et sa transmission. En prime, on y apprend quelques mots d’inuktitut. Aux Éditions Kata
Marie-Lise Rousseau

50 ans parmi les géants

D’emblée, on doit confesser notre amour presque inconditionnel pour la biographie sportive, un genre littéraire parfois regardé de haut. Source d’anecdotes croustillantes, une bio peut aussi offrir des leçons de vie lorsqu’elle est bien faite. C’est assurément le cas de 50 ans parmi les géants, ouvrage dans lequel Bertrand Raymond revient sur les grands moments de sa carrière de journaliste sportif. Sa modestie, son style exquis et son amour communicatif pour le métier en font une lecture fort agréable.
Aux éditions Hurtubise
Benoit Valois-Nadeau

Et arrivées au bout nous prendrons racine

Les Mont- réalais qui se précipitent présentement vers la Côte-Nord pour les vacances auraient tout intérêt à mettre dans leur valise le recueil de Kristina Gauthier-Landry. Originaire de Natashquan, la poète décrit merveilleusement bien ce territoire à la fois austère et grandiose, si loin que «même les saints ne s’y rendent pas». À l’horizon sans fin du golfe du Saint-Laurent se juxtaposent les souvenirs d’enfance («Un sac de chips, un crush aux fraises, un tour de char») et la quête des origines de l’autrice. Une lecture qui donne le goût de dévaler la route jusqu’à la fin de la 138.
Aux éditions La Peuplade
Benoit Valois-Nadeau

La série de concerts Sonication

Encore des spectacles à visionner devant son écran? Oui… et non. Si les performances musicales captées sur le toit du Centre PHI sont mises en ligne chaque semaine, on peut également assister à leur enregistrement. Comme ce soir, alors que se produiront Jesse Mac Cormack, Imposs et Kamino et XLoww en duo. La pétillante rappeuse Sarahmée ouvre le bal de la série de diffusions en ligne avec une performance à son image : énergique et rythmée. Trois visionnements sont gratuits (Sarahmée, Narcy et Pierre Kwenders), les autres coûtent 13,16$.
Au Centre PHI et en ligne au lepointdevente.com 
Marie-Lise Rousseau


Et on se désole pour…

Un été sans festivals ni culture

On le constate dans notre boîte courriel depuis quelques jours, l’offre culturelle déjà amoindrie en raison de la pandémie de COVID-19 s’est amincie en ces semaines de vacances de la construction. Dire qu’à pareille date l’an dernier, on profitait des événements qui font la réputation festive de Montréal… Heureusement, la permission d’être 250 dans les lieux publics intérieurs à compter du 3 août laisse espérer le retour des spectacles en salles. D’ici là, le moment est tout indiqué pour faire le plein de lectures estivales.
Marie-Lise rousseau

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