Critiques CD de la semaine du 11 au 15 avril 2011
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Timber Timber, Nadja, Roxette et Jessie J.
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Univers parallèle Timber Timber Creep On Creepin’ On (4/5) |
C’est dans un univers sombre et langoureux que nous transporte le deuxième album du groupe canadien Timber Timbre, Creep On Creepin’ On. On y retrouve le folk-blues si particulier qui nous avait séduit sur le disque éponyme, et la voix profonde et envoûtante de Taylor Kirk, qui rappelle tantôt Leonard Cohen, tantôt Win Butler ou Tom Waits. Le groupe offre aussi des mélodies instrumentales un peu décalées et qui pourraient servir de trame sonore à un film de David Lynch. On adore et on se promet de ne pas rater leur spectacle au Théâtre Corona, demain à 20 h 30.
– Jessica Émond-Ferrat
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Bien meilleur Nadja Everything’s Going My Way (3,5/5) |
Pour son deuxième album, Nadja monte la barre d’un cran. Oui, elle reprend encore quelques tubes (At Last, Baby Love et Hit the Road Jack), mais ce sont les plages les plus faibles. Les meilleures sont les nouvelles, dont une écrite par la chanteuse du Saguenay-Lac-Saint-Jean elle-même (Oh! No!). Avec une facture qui ressemble étrangement à celle d’Amy Winehouse, Nadja interprète des chansons originales qui sonnent comme des classiques des années 1950-60. Elle a intégré ses références de belle manière, et Love is Leaving Me a toutes les qualités d’un hit planétaire.
– Éric Aussant
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Bon retour Roxette Charm School (3/5) |
Près de 25 ans après l’immense succès de The Look et 10 ans de silence sur disque – mises à part quatre compilations! -, le duo suédois Roxette est de retour. Comme toujours, c’est la voix puissante et expressive de Marie Friedriksson qui vole la vedette. C’est touchant quand on sait qu’elle a passé les dernières années à se remettre d’une tumeur au cerveau. Pour le reste, on reconnaît la signature de Roxette : une pop-rock bonbon bien faite et des paroles simplettes d’ado attardé. Ça fait partie du charme… Moments forts : No One Makes It on Her Own et After All.
– Éric Aussant
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Jessie Perry? Jessie J Who You Are (3/5) |
Difficile de ne pas penser à Katy Perry à l’écoute du premier opus de Jessie J, une brunette avec de l’attitude qui verse dans la pop sucrée. Gagnante du Brit Critics Choice Awards, la jeune chanteuse de 23 ans se distingue de sa rivale non pas par ses compositions (Abracadabra est une copie conforme de Teenage Dream), mais plutôt par la puissance et la justesse de
sa voix (Big White Room). La sauce se gâte toutefois quand la Britannique se livre à une surenchère de trémolos (Who You Are). On la préfère en diva du R’n’B (Price Tag, avec B.o.B.)
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt