Ginnifer Goodwi: Sympathique voleuse d'homme
En jouant le rôle principal de Rachel dans Something Borrowed (Duo à trois), la comédienne Ginnifer Goodwin relève un nouveau défi : rendre sympathique un personnage à qui le spectateur voudrait donner une baffe!
Dans ce long métrage de Luke Greenfield, Rachel s’approche finalement de l’homme qu’elle aime depuis des années, même s’il est marié à sa meilleure amie (Kate Hudson). Métro l’a rencontrée.
Quelle a été votre inspiration pour ce personnage?
L’inspiration m’est venue du défi de rendre Rachel sympathique, même si je ne suis pas d’accord avec ses décisions. La juger aussi durement m’a inspirée, et je voulais m’attaquer aux craintes que j’avais de jouer ce rôle. J’ai accepté d’incar-ner Rachel parce que je voulais comprendre les femmes comme elle.
Est-ce que votre opinion sur Rachel a changé?
Je sens qu’elle m’est plus sympathique, mais je ne peux pas dire que je suis entièrement de son côté. Ultimement, elle prend trop de décisions qui sont basées sur des valeurs que je ne partage pas. Avec du recul, on peut dire qu’elle est la méchante de l’histoire.
Quel conseil donneriez-vous à Rachel si elle était votre amie?
Oh mon Dieu! Rachel est dans une situation difficile parce qu’elle se juge en fonction du regard des autres. Je lui dirais, même si elle n’est pas prête pour ça d’après ce qui se passe dans le film : «Tu sais, fais ta demande. La pire chose qui puisse arriver, c’est qu’on te rejette. Au moins, tu passeras à autre chose. Personne n’est mort d’une peine d’amour dans l’histoire de l’humanité.
Comment c’est de tourner à New York?
C’était magique de tourner à New York et dans les Hamptons. J’aime me retrouver dehors, dans la rue, même si nous avons été dérangés par les paparazzis. Je ne comprends pas pourquoi c’est légal de déranger ainsi le travail d’autant de personnes. Les paparazzis ont fait perdre du temps et de l’argent en sabotant certaines prises!
Shakespeare est omniprésent dans votre CV. Avez-vous des projets au théâtre?
Je tuerais pour que quelqu’un quelque part me donne la possibilité d’en faire. Shakespeare est mon premier amour. Il m’a permis de connaître le théâtre. Je ferais n’importe quoi pour retourner sur les planches jouer Shakespeare.
Mais est-ce que cela serait compatible avec vos horaires de tournage?
La question se pose; mais aussi, je pense qu’on n’est pas pris au sérieux par ceux qui montent ce genre de production quand on joue beaucoup au cinéma ou à la télévision. Il y a une sorte de snobisme.
Something Borrowed
En salle dès vendredi