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Marie-Élaine Thibert: voler de ses propres ailes

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Marie-Élaine Thibert n’essaie pas d’être quelqu’un qu’elle n’est pas. Celle qu’on a découverte il y a huit ans à Star Académie assume sa carrière et affirme avoir atteint une certaine maîtrise du métier. Métro s’est entretenu avec elle à l’occasion de la sortie de son troisième album.

Tu décris Je suis comme «ton disque le plus personnel à ce jour». Pourquoi?
Chaque fois que j’ai fait des albums, ç’a toujours ressemblé à ce que j’étais à ce moment-là. Les deux premiers, il y avait beaucoup de monde autour de moi qui prenait des décisions. Il faut s’habituer à ce métier. Après huit ans de carrière, je sais ce que je fais. En plus, c’est mon chum, Rémy Malo, qui a réalisé l’album, alors on vole de nos propres ailes, en quelque sorte! J’ai choisi tout le monde qui m’entoure sur ce CD.

En vidéo: Dans la tête de Marie-Élaine Thibert

Comment as-tu choisi tes paroliers? Est-ce toi qui les sollicites ou eux qui t’offrent des textes?
Les deux. J’ai travaillé deux ans sur la recherche de textes. J’ai demandé beaucoup de chansons à des auteurs-compositeurs que je voulais. Mais j’ai aussi eu des surprises, comme Claude Gauthier qui m’est arrivé avec Sans toi. Il y a aussi des auteurs qui m’ont écrit des pièces magnifiques, mais qui n’étaient, à mon avis, pas adaptées à mon style ou à ma voix. Ç’a été dur
parfois, mais il faut que je puisse les rendre de façon à ce que les gens se disent : «Ça, c’est du Marie-Élaine.»

Même quand c’est un texte écrit par Jean-Pierre Ferland, par exemple?
C’est sûr qu’on reconnaît le style de Jean-Pierre Ferland sur la pièce Tout doux, son genre de paroles, son style de musique… Mais je l’ai vraiment fait à ma manière, plus féminine, plus chantée peut-être qu’il ne l’aurait fait. Reste que je n’aurais pas voulu déformer la belle chanson qu’il m’a composée.

Tu n’as inclus qu’une reprise : La légende du cheval blanc de Claude Léveillée. Pourquoi celle-là?
Cette chanson-là, ça fait cinq ou six ans que je la fais en spectacle, et il y a toujours une grosse réaction dans la salle. Alors, je me suis dit : pourquoi pas? Et je trouve qu’on en a fait une version moderne, rafraîchissante. Les arrangements de Rémy sont très saccadés, très rêveurs…

Les spectacles, c’est un moment salutaire pour toi?
C’est plus facile de s’amuser sur scène qu’en studio – même si j’aime les deux. C’est plus facile sur scène, parce que tu as des gens qui te regardent, qui sourient, qui applaudissent… En studio, il faut aller chercher cette énergie-là en dedans de soi.

À quoi ressemble ton public?
Ça dépend où je chante au Québec. Dans les grandes villes, il y a des gens de tous les âges, sauf peut-être des ados. En région, c’est davantage des gens dans la quarantaine et plus.

Quand tu regardes Marie-Mai, avec qui tu as fait Star Académie et qui a un public assez jeune, aimerais-tu rejoindre davantage les adolescents?
Non, pas du tout. Une de mes idoles, c’est Céline Dion – ce dont je ne me vantais pas forcément à mes amies quand j’étais ado! Et Céline a toujours chanté ses chansons pour elle et pour un public général. Ce sont des chansons populaires, pour tout le monde… Et on ne se trompe pas, dans la vie, avec les émotions.

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