Culture
05:00 30 novembre 2020 | mise à jour le: 30 novembre 2020 à 07:06 temps de lecture: 4 minutes

Caroline Néron sera une escorte de luxe dans District 31

Caroline Néron sera une escorte de luxe dans District 31
Photo: Capture d'écranCaroline Néron a décrit son personnage comme une femme «dangereuse», une «manipulatrice».

Primeur à TLMEP: l’entrepreneure et chanteuse Caroline Néron fait désormais partie du casting de l’une des plus grosses émissions de télévision au Québec: District 31. Après une faillite médiatisée en 2019, la femme d’affaires sort maintenant un livre, et une nouvelle collection de bijoux. 

Le lundi 7 décembre, Caroline Néron fera sa première apparition dans la série District 31. Elle incarnera Pascale, une escorte de luxe à problèmes. 

Un saut du grand au petit écran pour celle qui a effectué, il y a trois semaines, ses premiers pas sur le plateau d’une série qu’elle n’avait jamais regardée avant. 

«Ce tournage-là est un peu spécial car Luc Dionne écrit le scénario une semaine à l’avance, a-t-elle expliqué à TLMEP, dimanche soir. Même moi j’apprends sur mon personnage toutes les semaines. J’adore les phrases qu’il m’écrit».

Caroline Néron a décrit son personnage comme une femme «dangereuse», une «manipulatrice». 

«Je trouve que c’est un personnage qui est très fort, sûre d’elle. Elle est tout ce que j’haïs dans la vie mais c’est tout ce que j’aime jouer». 

Après 12 ans d’absence au cinéma, Caroline Néron avait d’ailleurs fait son retour dans La Déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette, présenté à la Berlinale avant la pandémie. À cause du confinement, le film n’aura joué que six jours au Québec.  

Une femme dans un milieu d’hommes

La femme d’affaires, qui a vécu une faillite très médiatisée l’an passé, publie également un livre: Néron Inc. la force de l’épreuve. Sur la couverture, elle apparaît le visage à moitié masculin. 

«C’est encore difficile pour les femmes d’être en affaires. Je ne m’étais jamais dit féministe (…) Mais j’ai réalisé par la suite que j’étais l’une de ces femmes qui se battaient dans un milieu d’hommes.» 

-Caroline Néron 

Dans son ouvrage, l’entrepreneure québécoise écrit regretter son précédent passage à TLMEP, bien qu’à l’époque elle avait souhaité «dire qu’elle n’était pas une voleuse».  

«Je me suis retrouvée ici en mode défensif, trop émotive. Le message n’est pas du tout passé, et au contraire, ça a suscité encore plus d’articles», a-t-elle déploré. 

Elle a confié en outre avoir traversé des moments très sombres. 

«La vérité est que j’étais en boule sur mon divan, j’étais en dépression mais je ne le savais pas. Quand tu commences une dépression, tu n’as pas encore les mots pour le dire». 

Un nouveau départ en affaires

Aujourd’hui, Caroline Néron a pour projet de racheter l’entreprise de bijoux Caroline Néron. Peut-être en janvier, dit-elle. 

«Les Québécois n’ont jamais arrêté de m’encourager. Présentement, je travaille pour un créancier. Quelqu’un qui a été très généreux de reprendre l’entreprise. Ça m’a permis de rester là.»

-Caroline Néron

L’entrepreneure a aussi créé Symbolia, qui propose des bijoux en forme de boîtes à souhaits. 

«Tu peux t’en servir pour faire de la visualisation. Mais j’ai aussi visé les salons funéraires car on peut mettre des cendres à l’intérieur ou un message du défunt», a-t-elle précisé. 

Caroline Néron soutient d’ailleurs avoir elle-même «visualisé» Fabienne Larouche, la productrice de District 31, pour faire partie de l’un de ses projets. 

«Et dans le week-end, on m’a appelée pour District! Mais je ne m’y attendais pas. Je ne pensais pas qu’il y avait encore des rôles qu’ils ajoutaient comme ça». 

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