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Jean-Marc Parent: rire à en avoir mal

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Pour son 10e one man show, Jean-Marc Parent n’a pas choisi un thème particulièrement joyeux : la torture. Et c’est exactement ce dont il parle pendant plus de deux heures.

Deux heures et quart, précise l’humoriste, qui n’est pas reconnu pour être concis : «Au départ, j’avais six heures de matériel, mais avec l’aide de mon metteur en scène, Guy Lévesque, on a réussi à couper. Guy réussit toujours à me donner la rigueur que je n’ai pas!»

Ce sont toutefois les petites tortures de la vie quotidienne que Jean-Marc Parent abordera dans son nouveau spectacle. «C’est un peu comme la suite de mon show précédent, Urgence de vivre, explique-t-il. Les travers de l’être humain, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. Et quel­que part au fond de nous, on est tous un peu torturés.»

Les premières peines d’amour, le trafic, les pierres au rein – «une torture qui fait presque aussi mal que l’écartèlement», assure le comique – sont au nombre des tracas qu’il décortiquera avec humour. L’idée de parler de torture n’est pas étrangère au fait que Jean-Marc Parent ap­proche la cinquantaine. «J’ai 49 ans et je ne sais pas ce que je vais faire à 50 ans, souffle-t-il. Vieillir, il n’y a rien de pire comme torture. Depuis que j’ai fait mon infarctus, je suis devenu un peu hypocondriaque : j’ai peur chaque fois que j’ai un petit bobo.»

Cet aspect de sa vie fera d’ailleurs l’objet d’un numéro, de même que le bégaiement, petit supplice qui l’affligeait lorsqu’il était plus jeune. «C’est peut-être à cause de ça que je raconte souvent des histoires de ma jeu­nesse, croit-il. C’est parce que je n’étais pas capable d’en parler à l’époque!»

Les véritables tortures ne seront pas laissées de côté. Jean-Marc Parent promet même de s’aventurer du côté du Moyen-Âge : «C’est incroyable de penser que tous ces supplices dont on entend parler, ce sont des gens comme vous et moi qui imaginaient ça!»

Au moment de parler à Métro, Jean-Marc Parent venait de recevoir un billet d’or pour avoir vendu 50 000 billets avant même la première médiatique de Torture. «Ça veut au moins dire 50 000 personnes qui ne changeront pas d’idée! a lancé l’artiste à la blague. C’est très touchant, parce que c’est comme si tous ces gens me disaient : « Même sans avoir lu de critiques, on est certains qu’on va passer une bonne soirée avec toi. »»

Jean-Marc Parent
Au Théâtre Maisonneuve

Du 6 au 13 juillet
Supplémentaires
au Théâtre St-Denis
Du 23 au 26 novembre

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