Eliza Doolittle: musicienne indépendante
Ne vous fiez pas à son nom de plume :?ce n’est pas parce qu’elle s’appelle Eliza Doolittle que la jeune chanteuse britannique a été «formatée» par son propre professeur Higgins, comme dans My Fair Lady.
Eliza Doolittle a toujours baigné dans le monde de la musique : son père, John Caird, est metteur en scène et a écrit de nombreux opéras, comédies musicales et pièces, et sa mère, Frances Ruffelle, est actrice de comédies musicales. Néanmoins, la jeune femme insiste : c’est par elle-même qu’elle a fait son chemin jusqu’au sommet.
«J’ai toujours été très indépendante, j’ai toujours voulu tout faire par moi-même, explique-t-elle. Évidemment, je me suis souvent tournée vers mes parents pour du soutien… mais en tant que mes parents, pas en tant que musiciens.»
Il faut dire, par ailleurs, que même si elle n’a que 23 ans, il y a déjà une dizaine d’années qu’Eliza Doolittle mûrit cet album éponyme, qui l’a propulsée vers la gloire. «Quand j’ai sorti mon disque, j’étais prête à être reconnue pour ma musique. Je n’ai pas été projetée sous les feux de la rampe aussi jeune que d’autres, il faut dire, sinon j’aurais peut-être trouvé ça plus difficile.»
Celle qu’on a souvent comparée à Katy Perry ou à Amy Winehouse a plutôt été nourrie de diverses influences musicales, no-tamment celles des Beach Boys et de Stevie Wonder. «Quand j’avais 14 ans, j’ai entendu une chanson de Stevie Wonder, et j’ai eu un tel coup de foudre que je suis allée acheter tous ses albums. De la bonne musique, c’est de la bonne musique, qu’elle soit vieille ou pas.»
Et contrairement à d’autres, ce n’est pas seulement l’amour qui inspire Eliza Doolittle, mais aussi ce qu’elle lit dans les journaux, par exemple. «Même si j’ai des problèmes avec des choses qui se passent dans le monde, j’essaie toujours d’en voir le côté positif, dit-elle. Je crois que c’est ce qui rend mes chansons joyeuses.»
Eliza Doolittle
Au Club Soda dimanche à 19 h