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Critiques CD de la semaine du 18 au 22 février

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Harry Manx, Pierre Lapointe, Indochine, Garou, Elephant Stone et de Beach Fossils.

D’est en ouest
Harry Manx
Om Suite Ohm (4/5)

Further Shore, la pièce d’ouverture du nouvel album de Harry Manx, Om Suite Ohm, est digne d’une scènes de film de Quentin Tarantino – vous savez, une de ces scène où rien n’a l’air plus cool que d’être un badass en costard. Après cette chanson énergique et entraînante, le ton de l’album change, mais la qualité demeure. En fait, Manx retourne aux sources en conjuguant à merveille les sonorités indiennes et le blues. On est aussi charmé par le petit côté symphonique de l’instrumentale The Blues Dharma, par la touche expérimentale de Way out Back et par l’atmosphère country/folk de Carry My Tears.
– Mathieu Horth Gagné

Tous les visages
Pierre Lapointe
Punkt (4/5)

Il n’a manifestement pas fini de se surpasser, Pierre Lapointe. Sur Punkt, un disque éclaté qui porte tout de même sa signature – et celle de ses talentueux réalisateurs et arrangeurs Philippe Brault et Guido Del Fabbro – l’artiste se fait d’abord plus léger (L’étrange route des amoureux), avant de plonger dans des observations romantiques et mélancoliques (Nos joies répétitives) et des pièces à l’ambiance glauque (Barbara), explorant des univers musicaux allant de l’ambiance foraine à une autre très épurée (et à un rap de Random Recipe)… Bref, Lapointe va partout, montre tous ses visages, marche sur la ligne du kitsch sans jamais en faire trop, et on n’a qu’une envie : écouter Punkt encore et encore!
– Jessica Émond-Ferrat

Avec les classiques
Indochine
Black City Parade (3,5/5)

Ce 12e album studio du groupe français est solide. Trente ans après L’aventurier, il est un descendant direct de ceux des années 1980-90. Les fans de la première heure qui avaient passé leur tour lors de la parution d’Alice & June et La république des Meteors seront certainement satisfaits cette fois. C’est que toutes les chansons de Black City Parade (pourquoi ces titres en anglais?) pourront sans honte côtoyer les classiques d’Indochine : les mélodies sont fortes et on imagine très bien la foule s’époumoner en chantant en chœur les paroles. On pourra le constater le 24 mai à l’occasion du passage du groupe au Centre Bell.
– Éric Aussant

Pas pire pantoute
Garou
Rhythm and Blues (3,5/5)

On en a marre des artistes québécois qui font des albums de reprises. Voici maintenant que Garou se met de la partie en nous offrant Rhythm and Blues… eh bien, tant mieux! On l’avoue : on s’attendait à un recueil de tounes quétaines… C’est finalement une compilation d’excellentes pièces que le chanteur québécois s’approprie complètement. Le rhythm and blues est définitivement le style musical qui va le mieux au chateur. Sa voix basse et rocailleuse lui permet de redéfinir des hits comme Lonely Boy des Black Keys, Hard to Handle d’Otis Redding ou même Cash City de Luc De la Rochellière. À quand un album original de R&B?
– Rachelle Mc Duff

Psychédélique
Elephant Stone
Elephant Stone (3/5)

Formé en 2009, le groupe montréalais Elephant Stone fait son p’tit bonhomme de chemin sur la scène musicale et propose un album éponyme digne des années Woodstock. Le genre pop-rock psychédélique est accentué par les origines indiennes du chanteur, sitariste et guitariste Rishi Dhir. Si les mélodies sont entraînantes et teintées de couleurs indiennes (Setting Sun, Love the Sinner, Hate the Sin), son utilisation à outrance des riffs de guitare psyché, surtout sur The Sea of Your Mind, peut hypnotiser et agacer. Les amateurs du genre et les voyageurs nostalgiques seront au nirvana.
– Anicée Lejeune

Éphémère
Beach Fossils
Clash the Truth (3/5)

Il n’est pas mauvais, le nouveau Beach Fossils. Parsemé de bons coups, comme la pièce-titre, Clash the Truth, avec ses tentatives rassembleuses et ses mots martelés sur fond de guitares répétitives. Ou Careless et ses airs coldwave. Mais au fil de ces 14 titres de pop rêveuse, les sonorités se diluent. Et notre intérêt aussi. En effet, les New-Yorkais semblent avoir opté pour un son en vogue, sans trop d’âme, somme toute interchangeable. Est-ce dû au départ du guitariste Zachary Cole Smith, qui a abandonné ses anciens compagnons pour fonder DIIV, formation qui nous a gratifiés récemment d’Oshin, disque autrement plus marquant? Cela dit, Clash the Truth s’écoute bien. Mais il risque de s’oublier vite aussi.
– Natalia Wysocka

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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