Denis Villeneuve tournera Prisoners cet hiver
Denis Villeneuve entamera le tournage de Prisoners, son premier film hollywoodien, d’ici la fin de 2011. C’est ce que le cinéaste québécois a révélé à Métro mercredi. «On devrait tourner ça en Géorgie à la fin de l’automne ou au début de l’hiver», a-t-il confirmé.
Projet mené par le studio Warner Bros. Pictures sous la gouverne de la société de production Alcon Entertainment, Prisoners raconte l’histoire d’un père de famille qui prend en otage un homme qu’il croit être le kidnappeur de sa fille. Aaron Guzikowski signe le scénario de ce long métrage.
D’ici là, Denis Villeneuve planchera sur d’autres projets de film à Montréal. Le réalisateur québécois dit avoir cessé la promotion d’Incendies aux quatre coins du monde. «J’ai arrêté de voyager depuis trois semaines, a-t-il révélé. Je suis heureux de recommencer à écrire. J’ai beaucoup de projets à lire.»
La pause de Villeneuve survient au moment où Incendies connaît un joli succès aux États-Unis. Depuis sa sortie en sol américain, le finaliste à l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère a amassé 1,39 M$ au guichet. Depuis le week-end dernier, le drame peut être vu sur 90 écrans chez nos voisins du sud.
«Selon Sony Pictures Classics [le distributeur américain d’Incendies], on va atteindre 2 M$, a indiqué Villeneuve. C’est un truc auquel je ne m’attendais pas du tout. C’est la première fois que ça m’arrive. Et c’est l’une des choses qui m’ont rendu le plus euphorique cette année : le fait que le film soit acheté par des distributeurs de qualité à l’étranger, qu’il reçoive un accueil critique aussi costaud…»
Au cours des prochains mois, Incendies devrait prendre l’affiche dans un grand nombre de pays, à commencer par le Japon, l’Angleterre, la Scandinavie et le Danemark. L’Amérique du Sud et le Moyen-Orient devraient aussi accueillir le long métrage.
Selon les estimations, le film devrait recueillir des recettes de 15 M$ d’ici la fin de son aventure. «Je redescends lentement sur terre», a affirmé Denis Villeneuve, qui accumule les honneurs en tous genres depuis bientôt un an.
Au moment de notre entrevue, hier, le cinéaste s’apprêtait à recevoir le prix Bobine d’or de l’Association des propriétaires de cinémas et de cinéparcs du Québec, soulignant sa contribution exceptionnelle à l’industrie cinématographique d’ici. «Je suis très fier de recevoir ce prix des mains des propriétaires de salles, parce que ce sont des gens directement en contact avec le public. Ils forment le dernier maillon de la production d’un film.»