Culture
09:24 23 avril 2021 | mise à jour le: 23 avril 2021 à 09:30 temps de lecture: 5 minutes

7e ciel: on craque pour «Phoenix» de Charlotte Cardin, «Millénium» de Vendou et d’autres

7e ciel: on craque pour «Phoenix» de Charlotte Cardin, «Millénium» de Vendou et d’autres
Photo: CourtoisieLe concert virtuel «The Phoenix Experience» sera diffusé le 29 avril à 20 h.

Les journalistes de Métro vous livrent leur sept coups de cœur culturels de la semaine dont les albums Phoenix de Charlotte Cardin, Millénium de Vendou, l’exposition Yann Pocreau: Les impermanents et d’autres.

Phoenix de Charlotte Cardin

Brûler pour mieux renaître, c’est ce que fait admirablement Charlotte Cardin sur Phoenix, premier album de la chanteuse, fruit d’un travail acharné de trois longues années. Ce feu intérieur qui parcourt les 13 titres consume au fur et à mesure ses peurs, ses conflits et ses relations. Toujours portée par une voix envoûtante et soul, Charlotte s’ouvre aussi à de nouvelles sonorités. En délaissant la pop qui l’a fait connaître, l’artiste expérimente des sons plus jazzy sur Good Girl, reggae sur le langoureux Sex to Me et s’offre un duo avec elle-même sur Xoxo en modifiant sa voix. Le bouleversant Je Quitte vient conclure cet album si personnel et authentique. En tout cas, on peut l’affirmer, Phoenix signe bien la naissance d’une grande artiste.
En vente dès aujourd’hui
Martin Nolibé

Millénium de Vendou

On ne pensait pas un jour employer l’expression «rap planant» pour décrire un album. Les 14 titres de ce premier long jeu de Vendou sont un surprenant mélange d’influences pop et hip-hop qui se fondent en un tout parfaitement groovy et hyper mélodique (nos hommages au compositeur Oclair). Véritable poète, le rappeur est un magicien des mots et un as de la rime. On adore la musicalité de son flow et ses références variées, allant de Camus à Star Wars en passant par Francis Cabrel.
En vente dès aujourd’hui
Marie-Lise Rousseau

Yann Pocreau : Les impermanents

Dans un espace à demi-éclairé du sous-sol du Musée des beaux-arts de Montréal se trouve une petite merveille d’exposition. Dans la première pièce, on observe d’intrigantes cyanotypes (procédé ancien dont le résultat revêt différents bleus) et des Rayons solaires traversants, entre autres. La suite, une expérience presque magique, se passe dans la pénombre où des diapositives de la lune sont projetées alors que nous sommes invités à contempler d’anciennes cartes de visite brillantes de constellations.
Jusqu’au 1eraoût
Amélie Revert

Musivision de Laurence-Anne

Pour son deuxième, et très réussi, album, Laurence-Anne nous donne littéralement à voir des mélodies aussi psychédéliques qu’elles sont douces et groovy. Qu’elle chante en français, en anglais ou en espagnol, l’artiste nous envoûte lentement pendant treize morceaux d’une grande cohérence. On adore regarder nos émotions voguer sur Strange Feeling et Indigo, et les laisser s’envoler en écoutant Pajaros et Soleil de cauchemar. Mention spéciale aussi pour ses vidéoclips colorés!
Disponible sur les plateformes d’écoute
Amélie Revert

 

Focalisation zéro

Le Théâtre de la LNI s’adapte à la crise sanitaire avec un premier projet pensé pour la webdiffusion. Chaque épisode met en vedette deux improvisateurs qui obéissent à la voix hors champ d’un auteur qui guide le déroulement de la scène. Si porter l’art de l’impro à l’écran est un défi de taille, c’est un pari réussi pour ce nouveau format qui fera sûrement des petits. Pour 10 $ par épisode, laissez-vous plonger dans neuf univers tout plus farfelus les uns que les autres.
En webdiffusion
Naomie Gelper

«C’est le Québec qui est né dans mon pays!»

La phrase lourde de sens qui titre cet ouvrage est prononcée par l’enseignante Anicinape et Crie Anna Mapachee. C’est ce qu’elle répond à ceux qui lui disent qu’elle est Québécoise, puisqu’elle est née au Québec. L’anthropologue et illustratrice Emanuelle Dufour donne la parole à des Autochtones des quatre coins de la province dans cette éclairante BD documentaire. Sa grande force est d’aborder de front la honte ressentie par les allochtones qui en connaissent trop peu sur les premiers peuples. En partant de son expérience personnelle, elle fait une belle démonstration de ce que devrait être la réconciliation.
Aux éditions Écosociété
Marie-Lise Rousseau

Vivre de Klô Pelgag

À défaut d’avoir pu présenter sur scène son extraordinaire album Notre-Dame-des-Sept-Douleurs sorti en juin dernier, la flamboyante artiste s’est payé un trip visuel et sonore réalisé par Laurence «Baz» Morais. Dans ce coloré «spectacle spectral», il y a du poulet frit, le jeu du parachute, de la pluie, un gâteau de fête et des combinaisons Hazmat. Surtout, il y a l’énergie punk de Klô Pelgag. Entourée de musiciens et choristes en pleine forme, elle saute, court et même vole en chantant toujours parfaitement.
Ce soir et demain sur lepointdevente.com
Marie-Lise Rousseau


Et on se désole pour…

La «Québécoise» dans The Serpent

On aurait pu parler de cette série ailleurs dans cette page si ce n’était pas de l’immense gaffe de Netflix d’avoir embauché une actrice – Jenna Coleman – qui ne parle pas un traitre mot de français pour incarner la Québécoise Marie-Andrée Leclerc, complice du criminel Charles Sobhraj. Au point où, pour la comprendre, on doit lire les sous-titres chaque fois qu’elle s’exprime en français; c’est-à-dire souvent, comme elle est un des principaux personnages. En 2021, ça ne passe tout simplement pas.
Marie-Lise Rousseau

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