Culture

TLMEP: Frédéric Pierre, Normand Brathwaite et les humoristes noirs

Le réalisateur du documentaire Une fois c’t’un Noir, Frédéric Pierre, et le comédien Normand Brathwaite à l'émission Tout le monde en parle dimanche soir. Photo: Capture d'écran

La présence d’artistes noirs sur les écrans permet une meilleure intégration des personnes issues de ces communautés, ont affirmé le réalisateur du documentaire Une fois c’t’un Noir, Frédéric Pierre, et le comédien Normand Brathwaite, à l’émission Tout le monde en parle (TLMEP) dimanche soir.

Le documentaire de Frédéric Pierre, Une fois c’t’un Noir, présente le parcours de sept humoristes afrodescendants du Québec. Normand Brathwaite, Boucar Diouf, Garihanna Jean-Louis, Anthony Kavanagh, Eddy King, Michel Mpambara et Erich Preach sont les participants.

L’humour, c’est un passeport. Les Normand Brathwaite, les Anthony Kavanagh, les Boucar Diouf, toute cette gang-là ont aidé à l’acceptation des communautés noires dans la société.

Frédéric Pierre, réalisateur du documentaire Une fois c’t’un Noir

Le réalisateur explique que les comédiens noirs qui ont bercé son enfance à la télévision ont permis de faciliter l’intégration des autres artistes noirs de la relève. «Cette idée de représentation, puis les autres [comédiens] qui passent avant nous pavent le chemin. Sur les sept intervenants, il y en a comme six qui parlent de ça exactement, ce côté-là où ç’a été débroussaillé avant. Ça a fait en sorte que le chemin était plus facile après.»

Normand Brathwaite a été le premier comédien noir à jouer dans une série au Québec, soit dans Chez Denise. «Rendons à César ce qui lui appartient. Denise [Filiatrault] a réussi à faire aimer un personnage au grand public. Denise a défriché ça pour moi.»

L’acceptation par le public passe quasi inévitablement par l’autodérision concernant la couleur de leur peau. Les différents humoristes expliquent avoir dû rire d’eux-mêmes comme si c’était un passage obligé, selon ce qu’ont dit Frédéric Pierre et Normand Brathwaite à TLMEP.

Tout ce qu’on peut constater, c’est qu’ils sont tous passés par ça, faire de l’humour sur leur statut noir versus les Blancs. Ils ont dû tous traiter de leur négritude.

Frédéric Pierre, réalisateur du documentaire Une fois c’t’un Noir

Publicité du gouvernement: «en retard et paternaliste»

Le gouvernement a lancé une série de publicités pour dénoncer les préjugés raciaux, mais celles-ci ont été plutôt décriées. Pour les deux invités sur le plateau, «c’est tellement en retard et paternaliste».

«Il y a le contexte, tu sais venant d’un gouvernement qui se refuse tant à nommer le racisme systémique. Puis qui sort une campagne de publicité d’intégration des immigrants et basée un peu sur l’identité québécoise. Je sais pas où on est rendu, mais on est rendu loin. Ils l’ont échappée, mais l’intention est là», analyse Frédéric Pierre.

Le documentaire Une fois c’t’un Noir est disponible sur la plateforme Crave.

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