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Le party malgré le mauvais temps à Santa Teresa

Loud en spectacle samedi à Santa Teresa. Photo: Gracieuseté / Facebook Festival Santa Teresa

Avec Jules Couturier.

Malgré des avis de tornades, la pluie et le froid durant plusieurs jours du festival Santa Teresa, la banlieue de Sainte-Thérèse a vibré au son d’une variété de styles musicaux d’artistes locaux, mais aussi internationaux, à l’occasion d’une première fin de semaine festive.

Après deux ans de pause, le festival de musique Santa Teresa était de retour pour animer le centre-ville de Sainte-Thérèse, située sur la couronne nord de Montréal. Les festivaliers étaient plus présents le vendredi, alors que les deux jours suivants ont connu moins de popularité. Il faut noter que le festival Metro Metro, au Parc olympique, se tenait au même moment. 

Un vendredi québécois

La musique québécoise était à l’honneur sur la scène principale à Santa Teresa vendredi soir.  

Lydia Képinski avait la tâche de lancer le bal avant même que le soleil ne soit couché et que la foule se soit bien agglutinée, et elle s’en est bien acquittée. Elle en a profité pour aller se promener dans la Zone VIP et à travers la foule tout en continuant de chanter, ce qui a eu pour effet d’ajouter du piquant à sa performance.   

A suivi le groupe Choses Sauvages alors que la nuit tombait. L’énergie s’est intensifiée dans la foule sous le son entraînant de leur électro-rock. Difficile de ne pas se laisser aller à quelques pas de danse. Le spectacle s’est terminé en une superbe explosion de rock’n’roll. 

Le clou de la soirée restait à venir. On parle évidemment de l’électrisante performance d’Hubert Lenoir qui clôturait les festivités de ce vendredi sur la grande scène.  

Le fougueux auteur-compositeur-interprète venait y présenter pour la toute première fois au Québec, après une tournée aux États-Unis et en Europe, les chansons de son dernier album PICTURA DE IPSE: musique directe. «Ce soir, c’est mon premier concert au Québec depuis la fucking pandémie! Laissez-moi juste vous dire une chose: I’m back baby!», a-t-il crié à ses fans en délire.  

Le musicien semblait très heureux d’être de retour sur scène dans sa terre natale. Son bonheur était palpable. Et il a livré la marchandise. On a eu droit à un spectacle punk, fou, chaotique à souhait, rempli de mosh pit, de stage diving, de hurlements, de micro balancé au bout des bras, de guitare fracassée au sol. Le tout était filmé par deux caméras VHS et rediffusé directement sur l’écran derrière le chanteur et ses nombreux musiciens, ce qui a créé un effet particulièrement réussi, dans l’optique punk du spectacle.  

Lorsqu’à 23h le son a été coupé, Hubert, sa gang et les nombreux.euses festivalier.ère.s étaient loin d’être content.e.s. Tout le monde en voulait encore plus. C’est donc a cappella, dans un moment de proximité improvisée et assez magique, que tout le monde ensemble, musiciens et public réunis, a chanté la pièce Recommencer, terminant ainsi magnifiquement la soirée sur la scène principale de Santa Teresa.  

Hubert Lenoir / Gracieuseté / Facebook Festival Santa Teresa

Un samedi soir de rap éclectique

La journée du samedi s’est déroulée sous le signe du hip-hop alors qu’elle a été légèrement interrompue par le mauvais temps et une menace de tornade, ce qui a eu raison du spectacle de SLM. Des styles éclectiques de rap ont tout de même défilé sur la scène principale en cette deuxième journée complète de Santa Teresa 2022.

Le jeune et prometteur rappeur Skiifall a rappé devant une foule réduite aux alentours de 19h. Si sa musique a réussi à traverser l’Atlantique et à charmer l’Angleterre, à Sainte-Thérèse, elle est visiblement encore très peu connue. On aurait voulu le voir dans des conditions plus excitantes.  

L’énergie a grimpé d’un cran lorsqu’une van Guru s’est frayé un chemin en plein milieu du parterre et que les gars d’Alaclair Ensemble sont montés sur son toit pour offrir une performance surprise. Ils répétaient ainsi le stunt qu’ils avaient créé lors de l’édition de 2019 du festival. Après que leur spectacle avait dû être annulé, ils avaient alors offert un show improvisé sur le toit de leur van, créant ainsi un des moments les plus fous et les plus marquants du festival. Eman, KNLO et Claude Bégin sont ensuite allés rejoindre leur DJ Vlooper sur la scène pour poursuivre ce court, mais appréciable spectacle.  

Ajout de dernière minute à la programmation, annoncé la veille, le rappeur Loud est monté sur la scène principale aux alentours de 20h30 pour remplacer le rappeur Pressa, faisant ainsi plus d’heureux que de malheureux.

Loud a pu ainsi offrir son tout premier concert depuis la sortie de son plus récent album Aucune promesse, paru vendredi. Avec beaucoup d’énergie, maintenant accompagné d’un batteur en plus de son fidèle DJ Ajust, il a interprété 6 des 10 titres de cet album tout en allant également puiser dans le répertoire de ses albums précédents. Son acolyte de toujours, Lary Kidd, l’a aussi rejoint sur scène pour quelques titres.  

La soirée à la scène principale s’est terminée avec la rappeuse Princess Nokia qui n’a pas déçu le public majoritairement composé de femmes à 22h. Aux côtés de deux danseuses de talent, elle a enchaîné les chorégraphies tout en chantant plusieurs de ses succès.

La chanteuse n’a pas manqué de s’adresser à la foule à quelques reprises. Si cette dernière a applaudi lorsque Princess Nokia a interpellé un homme à la première rangée qui semblait, selon elle, rendre une femme «mal à l’aise», elle est plutôt restée silencieuse lorsque la chanteuse a parlé d’une série télévisée canadienne… que personne ne semblait connaître. 

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dimanche montre également l’artiste réprimander le rappeur blanc White Migz au festival Santa Teresa pour avoir prononcé le «mot en N». Après quoi, l’homme a tenu à s’excuser sur sa page Instagram. «J’ai seulement de bonnes intentions et je vais rouler ma langue avant de dire n’importe quoi à n’importe qui la prochaine fois», a-t-il écrit dans une publication dimanche après-midi.

Princess Nokia / Gracieuseté / Facebook Festival Santa Teresa

Un dimanche rock n’ relax

Comme le thermomètre, le public à la scène principale a baissé d’un cran dimanche, pour l’ultime jour du festival Santa Teresa. Certain.e.s ont préféré se réfugier au chaud dans des bars du du quartier où étaient présentés des spectacles gratuits.

Après, notamment, des performances des groupes de rock Corridor et Plants and Animals, c’est Jimmy Eat World qui clôturait la fin de semaine de festivités. Les interprètes de «The Middle» ont réussi à faire bouger le public une dernière fois malgré le froid.

On a également appris que c’est le groupe émergent Sylvie qui a remporté le concours champion du clip. Il reçoit donc une bourse Sirius XM d’une valeur de 5000 $.

Jimmy Eat World / Gracieuseté / Facebook Festival Santa Teresa

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