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C2C, princes des platines

Photo: Sylvain Richard

C2C, ce sont quatre Nantais qui créent de la magie derrière leurs tables tournantes. Fort de quatre Victoires de la musique, les  copains de jeunesse s’arrêtent à Montréal ce week-end. Petite discussion avec DJ Greem, qui complète le collectif avec Atom, Pfel et 20Syl.

Vous dites souvent que C2C est une démocratie… avec beaucoup de compromis?
C’est sûr qu’on ne serait jamais parvenus à un tel résultat si on n’avait pas fait de sacrifices! Parfois, ça donne lieu à des débats sans fin, mais notre but, c’est que le projet frôle l’excellence. Chacun a son mot à dire dans cette histoire!

Sur votre premier album [Tetra, paru à l’automne], vous avez beaucoup de collaborateurs, dont Jay-Jay Johanson, Pigeon John… À Montréal, vous nous réservez des apparitions-surprises?
Avant, on donnait des spectacles plus intimes. Mais cette année, on a commencé à faire des grosses salles de 5 000 à 10 000 spectateurs, du type Zénith, et on s’est dit qu’on ne pourrait plus être simplement 4 DJ sur scène avec des écrans! Donc, on a invité plusieurs artistes à participer à nos concerts. Désormais, on a 3 bus, 4 camions et 45 personnes. Par contre, c’est un show qui est difficilement exportable. Autant dire qu’au Canada, vous aurez droit à la formule plus légère!

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Dernièrement vous avez participé à l’émission Taratata, où vous disiez être «comme un boys band». Est-ce que vous avez chacun une personnalité typique comme c’est le cas dans la plupart des boys band du monde? Est-ce que dans C2C il y a Le Drôle, Le Romantique, Le Timide et Le Fêtard?
On va dire que Pfel et moi, on est les fêtards, et qu’Atom et 20Syl sont un peu plus tranquilles! (Rires) Mais je pense que ce qui fait la force de C2C, c’est qu’on a le même instrument, le même niveau technique, et qu’on est humbles, naturels.

Vous avez été champions du monde des DJ. Est-ce que vous compétitionnez souvent entre vous aussi?
Oui, surtout il y a quelques années, lorsqu’on apprenait encore. S’il y a quelque chose qui crée la progression, c’est bien la compétition positive! (Rires) Ça nous vient du hip-hop où il y a toujours cet esprit de battle, que ce soit entre rappeurs, entre danseurs ou entre DJ…

Est-ce que vous aviez un «move» signature en compétition? Un truc qui vous faisait ressortir du lot?
Je dirais que c’est l’accessibilité de notre musique. Il ne faut pas forcément être initié pour danser pendant nos performances!

On sait que vous créez vos propres sons avant de les échantillonner, puis que vous les traitez avant de les jouer en live. Du coup, vous vous considérez davantage comme des compositeurs ou comme des DJ?
Ah! Je pense qu’on est des DJ-compositeurs! (Rires) En fait, on se définit comme des bidouilleurs ou des bricoleurs.

La renaissance du vinyle, ça vous fait un petit velours?
J’ai l’impression que le vinyle n’est jamais vraiment mort, contrairement au CD! Et les musiciens aiment en presser parce que ce sont des objets sur lesquels ils peuvent s’exprimer. C’est comme des tableaux!

C2C
Au Métropolis dimanche

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