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Hommage à Jacques Brel : J'veux qu'on rie, j'veux qu'on danse!

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Le festival Montréal en lumière étant cette année dédié à la Belgique, un hommage à Jacques Brel tombait sous le sens. Et quelle meilleure façon de lui rendre hommage qu’en chantant, en riant et en dansant, comme il le disait lui-même dans la chanson Le moribond?

C’est ainsi que, sous la houlette de Luc De Larochellière, Pierre Lapointe, Bïa, Marc Hervieux, Diane Tell et de nombreux autres artistes investiront dimanche la Maison symphonique pour interpréter les chansons de Brel dans une formule très dépouillée, de style piano-voix. «D’une certaine façon, même si chacun va mettre un peu sa couleur dans l’interprétation, ça reste très proche de l’essence de la chanson. C’est le texte qui est mis en vedette», explique Luc De Larochellière. Métro s’est entretenu avec le chanteur, coprésident d’honneur de Montréal en lumière, qui assure la direction artistique de ce spectacle de clôture.  

On n’a même pas à demander : «Pourquoi Brel?» …

C’est sûr! Dans l’absolu, on n’a jamais à justifier Jacques Brel. On en a encore eu la preuve, la demande est là, on a ouvert une supplémentaire pour l’après-midi de dimanche. L’amour des gens envers Jacques Brel ne s’est pas démenti avec les années. Et c’est vrai dans toute la francophonie : si on parle de chanson française, les deux premiers noms qui sortent sont Édith Piaf et Jacques
Brel, et ce, même si Jacques Brel n’était pas un Français, mais un Franco-Flamand.

Vous souvenez-vous de votre premier contact avec la musique de Brel?
Je ne le savais pas à l’époque, mais c’était sans doute en écoutant le film Tintin et le temple du Soleil. Quand Zorrino chantait Pourquoi faut-il que Zorrino s’en aille?, je ne le savais pas, mais il chantait du Brel. Et puis, ma mère, qui était chanteuse d’opéra, chantait parfois dans la maison la pièce Un enfant, qui était de Brel, ce que j’ignorais aussi. Et ensuite, j’ai découvert le répertoire assez imposant du chanteur!

Comment les interprètes ont-ils été choisis?

En fait, j’ai été choisi en même temps que le reste des artistes. Mais je trouve le choix très judicieux, parce qu’il comprend autant des chanteurs pop que quelques chanteurs «à voix» – Marc Hervieux, Marie-Élaine Thibert… Certaines chansons de Brel, qui était lui-même un artiste «à voix», leur conviennent donc parfaitement. Je pense qu’à dix, on va peut-être se rapprocher un peu d’un Jacques Brel!

Et parlant du choix des chansons, les artistes avaient-ils leur mot à dire?

On avait une liste, mais cer-tains chanteurs sont arrivés avec leur coup de cœur. L’un dans l’autre, je crois que les gens vont entendre les chansons qu’ils espèrent entendre en venant voir un show consacré à Brel, avec tout de même quelques pièces moins connues, mais qui sont à dé-couvrir. Même pour moi, qui pensais connaître Brel assez bien, certains titres dans la liste ne me disaient rien!

Quelle est votre propre incontournable de Brel?
C’est la chanson Voir un ami pleurer… mais ce n’est pas moi qui vais la chanter!

En plus d’assurer la direction artistique de ce spectacle, vous êtes coprésident d’honneur de Montréal en lumière. Qu’aimez-vous de ce festival?
D’abord, je suis un Montréalais de cœur ; plus les années passent, plus je réalise que j’ai un attachement viscéral à ma ville. Puis, le fait que ce festival ait lieu à ce moment-là, dans une ville nordique… je trouve intéressant de récupérer notre ville et de la faire vivre 12 mois par année. Le mois de février, après les Fêtes, c’est souvent le mois d’hiver de trop, et Montréal en lumière arrive juste au bon moment pour mettre de la lumière dans un moment de l’année qui pourrait être morose.

Ne me quitte pas : un hommage à Jacques Brel
À la Maison symphonique
Dimanche à 16 h et à 20 h

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