TLMEP: Philippe Falardeau recommande les Lucky Charms
C’est au son du Drinking in L.A. de Bran Van 3000 que Philippe Falardeau et Évelyne de la Chenelière ont fait leur entrée sur le plateau de Guy A. Lepage dimanche soir. Rayonnants, le réalisateur de Monsieur Lazhar et l’auteure de Bashir Lazhar, la pièce qui a inspiré ledit film, ont tour à tour raconté où/quand/comment ils étaient lorsque les candidats en lice pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère ont été annoncés.
Philippe Falardeau s’est remémoré de cet instant vécu à Sundance, en compagnie de ses producteurs de micro_scope, Luc Déry et Kim McGraw, qui avaient déjà connu pareille situation avec les Incendies de Denis Villeneuve l’an dernier. Déry et McGraw auraient d’ailleurs «forcé» Falardeau à manger des Lucky Charms, céréales qui avaient théoriquement «porté chance» à Villeneuve, puisque son film s’était retrouvé parmi les candidats à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Une fois son bol en main, bien installé devant le poste de télévision, Falardeau se serait mis en mode «focus». «Je me suis mis à visualiser comme un sportif, a-t-il expliqué avec entrain. Puis, quand j’ai entendu le mot Canada, j’ai sauté de joie… Je pensais pas que je sauterais de joie un jour en entendant le mot Canada!»
Le réalisateur qui nous a offert C’est pas moi, je le jure! et La moitié gauche du frigo a du coup conseillé à tous les cinéastes de se mettre à manger les fameuses céréales aux guimauves un brin chimiques de General Mills. Passant aux choses sérieuses, il s’est également dit «beaucoup moins nerveux à une semaine des Oscars qu’à une semaine de l’annonce des finalistes». Dans une très belle analogie, il a comparé le Québec à un bateau qui vogue vers la Californie. «Les gens sont vraiment derrière nous!» s’est-il exclamé.
«Je ne suis pas trop le genre à me péter les bretelles, a-t-il fait valoir par la suite, mais il se passe des choses le fun pour la communauté artistique au Québec. Si le politique pouvait suivre, on serait en business!» À ses côtés, Évelyne de la Chenelière s’est quant à elle dite ravie d’accompagner ses amis à la cérémonie du 26 février prochain. Elle a également parlé du thème de l’Autre, qui l’inspire beaucoup.
Puis, au sujet de la vocation d’enseignant, dépeinte avec amour autant dans la pièce que dans le film, son comparse réalisateur a observé: «Un prof, c’est un gladiateur des temps modernes. La profession est extrêmement difficile.» Son conseil? «Laisser chaque professeur investir sa classe. Les profs qui ont fait une différence dans ma vie, ce sont ceux qui ont su le faire. Même les murs leur ressemblaient!»
Pour conclure, histoire de les préparer au grand soir, Danny Turcotte a remis aux deux invités une enveloppe qu’il leur a demandé d’ouvrir afin qu’ils puissent en lire le contenu «20 fois par jour». Le message contenu dans ladite enveloppe allait comme suis: «And the Oscar for the Best Foreign Language Film goes to… Monesiou Lazharrrr!»
On croise les doigts.