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Ingrid St-Pierre, une «petite mam'zelle» qui ira loin

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Ingrid St-Pierre est sans contredit l’une des plus belles surprises de 2011. Une année de premières pour la blonde chanteuse, a-t-elle souligné mercredi à l’occasion de la première montréalaise de son spectacle: premier album, Ma petite mam’zelle de chemin, première rentrée montréalaise… mais certainement pas la dernière, si on en juge par ce qu’on a vu mercredi soir sur la scène du Cabaret La Tulipe.

Ouvrant le bal avec Desjardins, cette pièce dédiée à celui dont elle est en quelque sorte la fille spirituelle, Richard Desjardins, Ingrid St-Pierre a entrecoupé ses chansons d’anecdotes cadrant tout à fait avec ses textes, l’index levé vers l’assistance, l’air coquin, la voix douce et presque timide. On a entre autres appris que son parcours a commencé par les chants grégoriens (dont elle a interprété un extrait) et par des séances de covers dans des cafés (croyez-nous, on n’entendra plus jamais Hey Ya de Outkast ni Toxic de Britney Spears de la même façon après en avoir entendu les étonnantes reprises piano-voix d’Ingrid St-Pierre).

Et pendant ce temps, dans la salle, l’atmosphère était au recueillement et on aurait pu entendre une mouche voler entre les pièces et les applaudissements. La raison en est fort simple: sitôt qu’elle pose ses doigts sur le piano et fait entendre sa voix angélique, on ne peut faire autrement que d’être complètement subjugué par cette petite demoiselle au magnétisme déconcertant. Accompagnée seulement de son piano et d’un magnifique quatuor à cordes (Camille Paquet-Roy, Joanie Turcotte, Sarah Martineau et Édith Fitzgerald), la chanteuse a hypnotisé l’assistance pendant près de deux heures.

Une chose est claire: Ingrid St-Pierre manie le verbe avec un rare talent, jouant avec les mots et les tournures de phrase pour raconter les histoires de sa Petite mamz’elle de chemin, tantôt rigolotes (Pâtes au basilic, Homéostasie crânienne), tantôt émouvantes (la superbe Ficelles, dédiée à sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer) et parfois les deux (Les Ex, Les froufrous blancs).

La charmante artiste s’est aussi permis quelques morceaux inédits (Les Avalanches, Planque à libellule, Deltaplane, Les Elles…), lesquels ont tous provoqué une bouffée d’émotions qui laisse présager un second album tout aussi finement tissé que son premier. Et on l’attend avec impatience.

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En supplémentaire au Cabaret La Tulipe le 17 février 2012.

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