Critiques CD: The Cat Empire, Laura Marling, The Airborne Toxic Event…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de The Cat Empire, Laura Marling, The Airborne Toxic Event, Portugal. The Man, Tricky et Les rendez-vous.
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Festif The Cat Empire Steal the Light Note: |
Sixième album de ce groupe australien formé de deux chanteurs, d’excellents musiciens et d’un DJ. Si le précédent, Cinema (2010), montrait un côté plus mature (et peut-être plus calme) du groupe, cet album montre son véritable côté festif. Toujours avec des instruments acoustiques. S’il continue de mélanger les genres, l’empreinte latine est prononcée sur ce CD – les cuivres sont omniprésents. Moments forts: Steal the Light a un refrain d’enfer, la ballade All Light Loud respire la sincérité, Brighter Than Gold est irrésistible… Un vrai bon disque. Et ça fera certainement un bon show le 5 juillet au Métropolis.
– Eric Aussant
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L’unique Laura Laura Marling Once I Was An Eagle Note: |
Depuis son premier disque, tous ont vanté la maturité de Laura Marling. Les années passent, mais ce sentiment demeure. Avec ce quatrième album, la musicienne folk britannique, maintes fois comparée à Joni Mitchell, explore avec son regard toujours brillant le temps qui file, les douleurs du cœur. Sa livraison vocale est contrôlée, poignante. On pense à Dylan sur Master Hunter («It ain’t me, babe!»), puis on plonge dans une tout autre ambiance sur Little Love Caster où, au son d’une guitare flamenco et dans un climat fantomatique, Laura se fait déchirante. En milieu d’album, son amie violoncelliste Ruth de Turberville offre un Interlude d’une belle douceur tandis que, sur Once, Marling pense à sa vie. Une vie riche, racontée d’une façon unique.
– Natalia Wysocka
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À partir de 4 The Airborne Toxic Event Such Hot Blood Note: |
Ce troisième album de ce groupe rock indie (même s’il est dans l’énorme écurie d’Universal) commence véritablement à la plage quatre. Avant, on dirait que le groupe s’est fait demander de copier Imagine Dragons, sans trop y croire… À partir de The Storm, on sort la guitare acoustique, le piano et même les cuivres, et on prend le temps d’installer des atmosphères – et on fait oublier la voix éraillée plutôt agressante du chanteur. Tout le côté que certains appellent «orchestral» ressort, et c’est à ce moment que c’est intéressant. Le climax du CD: The Fifth Day. Une excellente pièce de six minutes, tout en subtilités, aux nombreux changements de couleur, moitié chantée, moitié instrumentale.
– Eric Aussant
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Progression Portugal. The Man Evil Friends Note: |
Evil Friends n’est pas aussi facile d’approche que son prédécesseur. Là où In The Mountain In The Cloud (2011) enchaînait les joyaux pop avec une magistrale légèreté, le nouvel album de Portugal. The Man se veut plus approfondi et plus éclectique. La signature vintage des rockeurs de l’Alaska reste intacte (on se croirait parfois à Woodstock), tout comme la facilité à créer des refrains complètement intoxicants. Une fois dans votre cerveau, les hymnes chantés en chœur de Modern Jesus, de Sea of Air ou de Yellow Purple Red and Green sont indélogeables. Ici, toutefois, la maturité a volé un peu de place à l’enthousiasme juvénile, comme en font foi, entre autres, des textes au caractère plus engagé. Différent, donc, mais jamais ennuyant.
– Maxime Huard
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Le truc de Tricky Tricky False Idols Note: |
«Jésus est mort pour les péchés de quelqu’un, mais pas pour les miens.» C’est sur cette phrase de Patti Smith que s’ouvre le 10e album de Tricky. Pas besoin de bien plus: tout de suite, on se trouve aspirée dans ces ambiances enfumées, transgressives… Des émotions amplifiées par les textes qui, ce n’est pas nouveau, donnent dans le sombre. «Fume le weed, sniffe la coke», suggère de sa belle voix la chanteuse invitée Francesca Belmonte sur la plus «pop» mais angoissante Is That Your Life. Au fil des 15 titres portés par sa griffe unique, avec ses notes de hip-hop, de jazz, de rock, Tricky chuchote et livre une bien nommée Tribal Drums, une Hey Love aux pulsations fortes… et, au final, un disque qui se prend comme un trip aussi trouble que lascif.
– Natalia Wysocka
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Ordinaire Artistes variés Les rendez-vous Note: |
Les disques hommage, ce n’est pas notre tasse de thé! On se réjouit des spectacles hommage, car on n’a pas toujours la chance de voir un artiste qu’on admire en spectacle. À moins d’une extraordinaire imitation ou réappropriation d’une chanson (ce qui n’est pas le cas sur cet hommage au grand Claude Léveillée), on préfère largement écouter les albums originaux. Cela dit, la voix d’Édith Piaf met en valeur la pièce Le vieux piano, Pierre Lapointe offre une très jolie version d’Emmène-moi au bout du monde et Robert Charlebois est fidèle au Frédéric de M. Léveillé. Mais on préfère oublier La légende du cheval blanc, interprétée par un Jean-Pierre Ferland à bout de souffle.
– Rachelle McDuff





