Soutenez

Critiques CD: Trifolia, Crystal Fighters, Jay-Z…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Trifolia, Crystal Fighters, Sing Me the Songs, Jay-Z, The Franklin Electric et Michael Kaeshammer.

À trois, on a…
Trifolia
Le refuge
Note: note critiques cd 4sur5

Premier album de ce trio de musiciens formé d’Étienne Lafrance (contrebasse), Patrick Graham (percussions) et la leader Marianne Trudel (piano, accordéon, Wurlitzer glockenspiel et un peu de voix). Si l’approche est résolument jazz, elle est tout de même métissée. On pourrait qualifier leur musique de «jazz cinématographique» tant elle est évocatrice et expressive. Il y a bien des passages moins accessibles (Trois soleils, Le refuge) mais dans l’ensemble, ce disque fait passer un beau moment à l’auditeur. Surtout dans les pièces plus lentes où le trio installe soigneusement ses atmosphères qui font voyager. Moments forts : Steppe et la jolie Oui.
– Eric Aussant

Du bonheur
Crystal Fighters
Cave Rave
Note: Note critiques CD 3.5sur5

De la pop latine à fortes tendances hippies, parfois tribales, et une touche de folk… Du n’importe quoi? Non! Ça se tient et c’est irrésistiblement dansant. Le deuxième album des Hispano-Anglais contient plus de texte et moins d’électro que leur travail précédent. On pourrait comparer ça à du MGMT en plus spirituel, avec des phrases incompréhensibles comme : «In the galaxy of truth, your stars are hours.» Le groupe se dit fortement influencé par la philosophie et les mathématiques. Seul point faible de l’album : la voix du chanteur, qui ne rend pas justice à la mélodie et aux choristes. Ce qui ne nous empêche pas de vouloir danser pieds nus sur la plage aux sons de Wave ou de You and I.
– Josie Desmarais

Un ultime adieu
Artistes variés
Sing Me the Songs
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Enregistré à l’occasion des concerts en hommage à Kate McGarrigle à Londres, New York et Toronto (et qu’on verra le 8 août à Montréal), cet album double salue de belle façon la mère de Rufus et de Martha Wainwright et sœur d’Anna – les trois artistes qu’on entend principalement sur l’opus. Et si le projet est ambitieux – 16 chansons sur un disque, 18 sur l’autre –, force est d’admettre que ceux-ci ont (bien sûr) le tour de rendre justice à l’œuvre de la regrettée Kate. Des artistes invités de marque – Robert Charlebois, Broken Social Scene, Norah Jones – viennent ajouter une belle variété à tout ça, et ne serait-ce que pour le I Just Want To Make It Last de Martha qui clôt l’album, celui-ci vaut le détour.
– Jessica Émond-Ferrat

Hey, Jay
Jay-Z
Magna Carta Holy Grail
Note: note critiques CD 3sur5

Peut-être est-ce la sortie toute fraîche du puissant Yeezus de son ami Kanye qui a fait de l’ombre au nouveau Jay-Z? Toujours est-il qu’on a l’impression d’avoir déjà entendu le rappeur de Brooklyn drôlement plus inspiré. Dans ses paroles entre autres, où il n’est pas aussi incisif qu’on l’aurait voulu. Ainsi, il fait un clin d’œil à R.E.M. sur Heaven, un autre à Johnny Cash sur Nickels and Dimes et insère un p’tit Smells Like Teen Spirit déjà vu sur la pièce d’ouverture, Holy Grail. Un morceau (solide celui-là) sur lequel on peut se délecter de la voix d’ange de Justin Timberlake. N’empêche, malgré ses défauts, un moins bon album de Jay-Z reste tout de même un bon album et Magna Carta Holy Grail n’est jamais mauvais. Juste un peu décevant.
– Natalia Wysocka

La bonne… recette
The Franklin Electric
This is How I Let You Down
Note: note critiques CD 3sur5

Un concentré de folk, un soupçon de trompette à la Beirut, une voix romantico-pop à la Mumford and Sons, la guitare un peu empruntée à Eddie Vedder, tout pour accrocher les adeptes d’indie. Le nouveau groupe montréalais – dont le leader, John Matte, a collaboré avec Patrick Watson et Bran Van 3000 – l’emportait dans un concours de musique à Nashville pour la chanson Old Piano. Ce morceau, rassembleur, pop et lyrique, n’est pas le plus intéressant de l’album. Après plusieurs écoutes, on apprécie beaucoup plus la rythmique plus bossa nova déconstruite de Watching From a Rooftop. The Franklin Electric sait susciter l’intérêt, mais il faudra plus pour le maintenir.
– Émilie Bergeron

Vieille formule
Michael Kaeshammer
With You in Mind
Note: note critiques cd 2sur5

Le pianiste allemand qui a les doigts plus rapides que son ombre offre ici un huitième album au sommet du boogie-woogie. À la première approche, le piano et le saxophone tonitruants nous semblent amusants, mais deviennent vite lassants. Dans Shoo-Ra, on croirait avoir affaire à la fois à un big band et au côté crooner de Duke Ellington. Au fil de l’album, on n’en retrouve finalement qu’une pale imitation, pas mal plus pop, et où la voix, trop nette, sonne comme un slogan publicitaire prévisible. S’inspirer des années 1930, d’accord, mais il faudrait revoir le genre. Michael Kasheammer a certainement la technique et le talent pour le faire.
– Émilie Bergeron

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.