Questions en rafale avec l’auteure Maude Favreau
Née à Montréal sur le Plateau, Maude Favreau a pratiqué toutes sortes de disciplines artistiques dont la musique avant de se plonger dans l’écriture. La fée des balcons est son premier roman. Il met en vedette Valentine, une enfant hypermétrope à l’imagination foisonnante qui vit avec sa mère dans les années 1980.
Que lisez-vous en ce moment?
L’oreille absolue de Mathieu Boutin que je termine. American Dreams: Lost and found, une incroyable mosaïque de témoignages états-uniens sur le fameux rêve américain. Just kid, un souvenir poétique de Patti Smith, et une dizaine d’autres ouvrages parce que je lis tout le temps mille choses en même temps!
Qui sont vos trois auteurs incontournables?
Je n’en ai pas. Ou plutôt, j’en ai beaucoup trop pour les résumer en trois personnes….Désolée!
Qu’est-ce qui vous a amenée à l’écriture?
Tout. J’ai toujours eu un crayon dans l’oeil.
Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
Je n’en ai pas. Pour le moment. Ça viendra peut-être… J’ai longtemps écrit à la main dans les cafés. Je me sentais vraiment écrivaine, vous savez, au milieu du monde avec plume et papier. Ça me plaisait beaucoup. J’ai noirci comme ça des dizaines de cahiers. Puis, je me suis mise au roman, alors j’ai basculé vers l’ordinateur, qui transcrit beaucoup plus efficacement la pensée. Mais je n’ai jamais eu de routine. En fait, je ne me rappelle presque pas les moments ou je me mets sérieusement au travail. Ce que je sais, c’est que ca se passe un peu n’importe quand, entre deux autres activités nécessaires (travail, étude, ménage, dodo, etc!).
En tant qu’auteure, quelle est votre plus grande peur?
Heu….aucune. Ha, si! De ne pas être lue! Et puis de me faire demander où sont les toilettes dans un salon du livre (mais cç fait partie de la job, comme dit mon éditeur!)
Quelle est votre expression ou citation favorite?
C’est eschhhh.
Quel livre auriez-vous aimez écrire?
Madame Bovary de Gustave Flaubert.
Quel est votre pire défaut en tant qu’auteure?
Cette mouche qui me tourne autour en me faisant croire que les autres auteurs sont des compétiteurs, comme si on se disputait tous un hypothétique premier prix. Je travaille très fort à l’éliminer, celle-là.
De quoi êtes-vous le plus fière en tant qu’auteure?
De cette voix qui ne me trahit jamais. Je ne suis assurée de presque rien dans la vie, sauf du fait que j’écris.
Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
C’est cette communion pleine et entière avec le monde qui se produit quand je suis devant mon clavier. Par contre, j’ai beaucoup de difficulté à tolérer la solitude, ce qui est un peu paradoxal quand on écrit…Mais bon! Je n’en suis pas à un paradoxe près!
