Culture
20:31 28 novembre 2013 | mise à jour le: 20 février 2014 à 17:30

Cette semaine, on craque pour: Adib Alkhalidey, The Killers, Quand les archives racontent Montréal…

Cette semaine, on craque pour: Adib Alkhalidey, The Killers, Quand les archives racontent Montréal…
Photo: Yves Provencher/Métro

Cette semaine, on craque pour… Adib Alkhalidey, L’abominable Charles Christopher, Mommy, L’édition du 10e anniversaire de Love Actually, Quand les archives racontent Montréal, Othello et le best of des Killers.

Art-7e-ciel-GameoT1. Adib Alkhalidey
Un nom à retenir que celui de la Découverte de l’année du Gala Les Olivier, qui offrait mercredi soir la première montréalaise de son premier one-man show, Je t’aime (en supplémentaire le 22 février au Théâtre St-Denis). Le jeune homme à la chevelure luxuriante qui, à 25 ans, «commence sa carrière d’adulte», a conquis la salle en racontant des moments de sa vie, un peu à la manière de Louis-José Houde (qui, à en juger par la façon de s’exprimer de l’humoriste, est certainement une influence). Ne serait-ce que pour ses imitations à s’y méprendre de la voix d’une jeune adolescente, ou encore pour son numéro sur la protection de la langue française («Quand on corrige quelqu’un sur Internet, on est un nazis de la langue? Non, des Casques bleus du français!»), nous aussi, on l’aime, Adib!(Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-Banlieue-copie-decran-22. L’abominable Charles Christopher
Pour sa première publication en tant que maison d’édition, le studio Lounak a réalisé un bon coup en choisissant la version française de The Abominable Charles Christopher, de Karl Kerschl, né en 2007 sous forme de webcomics. Dans ce premier tome des aventures imaginées par l’artiste canadien, on fait la connaissance du yéti Charles Christopher, qui se retrouve sans qu’on sache trop pourquoi au milieu d’une forêt et des habitants de celle-ci, à essayer de comprendre ce qu’il fait là. On adore la sensibilité des superbes images en noir et blanc, l’anthropomorphisme exploité à bon escient et les francs sourires qui succèdent aux moments résolument émouvants. Essayez de ne pas avoir la gorge serrée à certains moments impliquant le charmant petit renard… Et si vous voulez en voir plus, allez jetter un œil au abominable-cc.webcomics.fr. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-King3. Mommy
Mommy, la comédie musicale zombie hip-hop d’Olivier Choinière, est de retour sur les planches du théâtre Aux Écuries, jusqu’au 7 décembre. Hors de toutes les catégories, Mommy est une ironique apologie du passé et du conservatisme, qui intègre aussi bien des échantillonnages de discours de Jean Charest que des extraits de Mary Poppins ou de Jésus de Nazareth. Mommy, c’est répugnant, vulgaire et grotesque en étant aussi une critique sociale drôle et énergique. C’est un imaginaire fou, une création osée. Dans le fond, voir Mommy, c’est comme recevoir une décharge électrique. Ça secoue et ça fige en même temps. On ne sait pas trop ce qui nous arrive, et après, on n’est plus pareil – voire, on en a des séquelles. Un excellent show, pour ceux qui sont prêts à être ébranlés. Car vous n’aurez jamais rien vu de pareil. (Andréanne Chevalier)

Art-7e-ciel-Grain-de-ciel_C1004. L’édition du 10e anniversaire de Love Actually
«Quoi? Déjà 10 ans?» a été la réaction généralisée en apercevant cette réédition du film britannique de Noël et d’amour qui fait visiblement partie de notre temps des Fêtes depuis une décennie. Et puisqu’on entre dans le mois de décembre, on ne se fera certainement pas prier pour se replonger une fois de plus dans les histoires entrelacées d’un Premier ministre (Hugh Grant), d’un inénarrable rockeur presque déchu (Bill Nighy) et d’un romantique écrivain que même les barrières de la langue n’arrêtent pas (Colin Firth). Oui, tout est beau et plein de magie et de beaux sentiments dans le monde de Love Actually, et oui, le film a fait en sorte que des milliers de filles attendent le jour où viendra à elles une déclaration d’amour sous forme de pancartes – mais c’est bientôt Noël, alors on a bien droit à notre plaisir coupable! (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7eciel-How-To-Survive-a-Plague5. Quand les archives racontent Montréal
Si vous avez un ami un peu nerd qui tripe sur les affaires municipales, offrez-lui donc pour Noël Quand les Archives racontent Montréal. À travers 100 pièces historiques stockées dans les chambres fortes du sous-sol de l’Hôtel de ville, on voyage littéralement dans temps. L’arrivée de la première souffleuse, une vieille photo des policiers de 1899, l’histoire de la numérotation des maisons et des chasses à courre en plein Montréal nous amènent avec subtilité à prendre conscience du temps qui passe (ou pas!) et de ce qui fait l’ADN d’une ville. Présentement en librairie. Les Publications du Québec. (Mathias Marchal)

Young Ghosts Clothing6. Othello
Le Centre Segal offre une interprétation très classique de la fameuse pièce Othello, de Shakespeare, jusqu’au 1er décembre. Cette production du chef-d’œuvre d’amour et de trahison met en vedette la compagnie de théâtre montréalaise Scapegoat Carnivale Theater. Une belle découverte de talents. On pense notamment à celui qui interprète le rôle-titre, Andrew Moodie, un comédien convaincant au grand charisme. Malgré le choix d’avoir conservé la complexité du texte d’origine, les comédiens ont réussi à garder le propos compréhensible et divertissant. Amanda Lisman, qui joue le rôle de la bien-aimée d’Othello, Desdémone, offre une performance tout à fait brillante. Pour ceux qui ont envie d’un grand classique, dépêchez-vous, il reste peu de représentations! (Daphnée Hacker-B.)

Art-7e-ciel-True-Blood_C1007. Le best of des Killers
Les Killers? On avoue ne jamais avoir accroché trop, trop. Puis, on a écouté ce best of et on a réalisé que finalement, les Killers, c’est notre groupe favori de tous les temps. Bon non, peut-être pas quand même, n’empêche, on a soudain commencé à avoir un p’tit faible pour la bande à Brandon. Est-ce dû à l’enchaînement des succès, qui semblent stratégiquement placés pour nous faire dire : ouain, ben, chapeau bas, les gars? S’ouvrant sur Mr. Brightside, l’album nous a replongé, spirale temporelle totale, au temps des soirées passées au regretté Saphir (eh non, on n’a pas encore 109 ans même si, en écrivant ça, on sent qu’on s’en rapproche dangereusement). Donc oui, c’est Mr. Brightside et c’est de la bombe, mais le reste? When You Where Young? De la bombe. Read My Mind? Aussi. For Reasons Unknown? Idem. D’accord, les talents de paroliers de Flowers laissent toujours aussi perplexe (a-t-on fini par trouver la réponse? Est-on des humains ou des danseurs?), mais ça passe, c’est bon. Pour les fidèles, ça semble être une évidence; pour les détracteurs, ça vient plutôt comme une révélation. (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

Art-7e-ciel-ENFER-Amanda-Bynes_CCLe rendez-vous manqué de Wu-Tang Clan
C’est un Wu-Tang Clan incomplet et décevant qui s’est présenté sur la scène de l’Olympia mercredi soir… passé 23h! Alors que la foule, qui avait déjà accepté les changements de date du spectacle à 70$, attendait dans une interminable file sous la neige depuis 20h. Ok, les gangsters du rap sont réputés pour faire languir leurs fans… Mais là, il a fallu se taper trois heures à regarder un mec lancer des t-shirts, pour ensuite écouter péniblement le collectif montréalais K6A qui n’a réussi à extirper de la foule que des huées… et comme cerise sur le sundae, rien de moins que Gab Roy pour «animer» la foule! Et ce n’est pas fini : quand la délivrance s’est pointée, il manquait RZA et Method Man, pris dans la neige de New York… Un gros BOUH. (Daphnée Hacker-B.)