Adieux préventifs aux Enfants de la télé
On le sait depuis quelque temps déjà, Véronique Cloutier quittera l’animation de la populaire émission Les Enfants de la télé à la fin de la présente saison afin de prendre une pause du petit écran. C’est d’ailleurs tout à son honneur de prendre ses distances au plus fort d’une série extrêmement populaire les mercredis soirs.
Sachant cela, le spécial variétés de Noël de deux heures diffusé cette semaine va peut-être devenir, avec le recul, l’éloge ultime d’un rendez-vous hebdomadaire. Pas qu’on souhaite du malheur à personne, mais le départ de Véro (et peut-être d’Antoine Bertrand) signera sans doute la mort du projet. Du moins, tel qu’on le connaît.
Parce que bien que l’émission repose énormément sur les archives et les invités, on y revient chaque semaine pour la complicité évidente entre Véronique et Antoine. On a souvent l’impression de regarder deux amants en train de jouer du mollet sous la table pendant que les conjoints respectifs discutent politique et enfants à la table, inconscients de la déchéance à peine voilée.
Le fruit défendu sur des tabourets tendances, un soir de semaine, à notre télévision d’état.
Cependant, loin de moi l’intention de lancer la machine à rumeurs, calmons-nous.
En pleine vitesse de croisière, Les Enfants de la télé représente l’exemple parfait qu’une télévision dite «de grande écoute» peut (et doit, à la limite) prendre des risques. Pousser la note. Être plus osée.
On taquine sans être complaisant. Antoine est baveux juste ce qu’il faut. Véro est rassembleuse et tout le monde frenche, se touche, se câline et s’embrasse. Bref, on est à quelques détails près des heures plus glorieuses de Bleu Nuit à TQS.
Blague à part, l’émission reprendra du service au retour des Fêtes et je vous invite fortement à jeter un œil au spécial de deux heures de cette semaine. Véro rit, pleure et crache (ceux qui ont vu comprendront) en plus d’animer l’émission aussi habilement qu’à l’habitude.
Femme de tous les talents, quand tu nous tiens.