Pis, avez-vous vu House of Cards?
En 2013, la première saison de House of Cards est arrivée sur Netflix, et beaucoup de gens ont fait «House of quoi?» Cette année, même le président des États-Unis a demandé, sur Twitter, qu’on ne lui révèle AUCUN détail sur la saison 2 (mise en ligne vendredi) avant qu’il ne l’ait visionnée. On ne voudrait pas offusquer le président des États-Unis. Voici quand même nos impressions.
(Attention, ce qui suit peut sérieusement gâcher le plaisir de ceux qui n’ont pas encore visionné les premiers épisodes de la nouvelle saison de House of Cards).
Nous avons été nombreux à passer la Saint-Valentin avec Frank Underwood. Mmmm. C’était plaisant, n’est-ce pas? Mais comment parler de ces délectables retrouvailles sans trop en révéler? Essayons de ne pas brûler de punchs afin d’éviter de déclencher l’ire des fidèles qui n’auraient pas encore eu la chance de se replonger dans cette production originale de Netflix, faite de jeux de politique et de pouvoir tordus.
Alors voilà. C’est reparti. Le premier plan nous a tout de suite replongés à l’endroit où Frank-Kevin Spacey et Claire-Robin Wright, en plein jogging de couple, nous avaient abandonnés. Frank et Claire joggent toujours, donc. Et, comme le remarque Zoe Barnes (Kate Mara), «Underwood a toujours quelques longueurs d’avance». Pas forcément sur Claire, non. Mais sur Zoe et ses confrères reporters? Ça oui.
Miss Barnes, ce personnage de journaliste dont la déontologie vraiment douteuse en a irrité plusieurs, avoue d’ailleurs, dans ce premier épisode, avoir «franchi des barrières éthiques, à la fois professionnellement et physiquement» avec Frank. Une remarque qui sonne presque comme un mea-culpa. Surtout si on considère ce qui survient par la suite… Oh. Mon. Dieu.
Mais restons dans le vague : Freddy et ses côtes levées sont au rendez-vous, et permettent à Frank-son-fidèle-client de faire une analogie savoureuse entre la viande et la politique. La statuesque Robin Wright, quant à elle, continue d’épater. L’épisode quatre comporte une scène d’entrevue avec Lady Underwood qui vous rivera à votre fauteuil. Certes, il y a des passages encore très verbeux dans cette série, et des moments où le spectateur risque de s’y perdre entre les différents joueurs et enjeux de cette partie d’échecs sans merci. Mais c’est ce qui fait la beauté de la chose, diront les inconditionnels.
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Sinon, on a toujours su qu’il était purement diabolique, mais malgré tout, Frank semble désormais plus vilain que jamais. D’un autre côté, comme pour contrebalancer ses sales affaires, son lien avec Claire – elle aussi parfaitement capable de cruauté, merci – semble s’être renforcé. Et le lien avec les spectateurs? Ah, ne vous inquiétez pas. Juste au moment où on pense que ce détail a été évacué de la série, dans un clin d’œil cinématographique sublime, ce héros digne de Shakespeare se tourne vers la caméra pour nous offrir un de ses fameux apartés. «Pensiez-vous que je vous avais oubliés? Peut-être espériez-vous que oui. Pourchassez ou soyez pourchassés. Welcome back.» Signé : F.U.
(On en convient, si vous n’avez pas vu la série dont il est question, c’est vraiment cryptique tout ça. Pour comprendre les phrases que nous avons similicodées dans une tentative désespérée de ne pas faire de spoilers, rendez-vous sur Netflix. Les saisons 1 et 2 sont disponibles dans leur entièreté pour les abonnés.)
House of Cards sur Netflix
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=gBabKoHSErI?rel=0&w=640&h=360]