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Critiques CD: Metronomy, Sierra Leone Refugee All Stars, Trust…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Metronomy, Sierra Leone Refugee All Stars, Trust et Marc-Antoine Larche.

Aimer d’amour
Metronomy
Love Letters
Note: note critiques cd 4sur5

Les fidèles du groupe british sont au courant: on ne sait jamais à quoi s’attendre avec Metronomy. Après le succès monstre de The English Riviera, Joseph Mount et sa bande reviennent avec un quatrième album qui déstabilise autant qu’il ravit. La pièce d’ouverture, The Upsetter, est un classique instantané qu’on a mis sur «repeat» au moins 22 fois avant d’enchaîner avec la suite, de peur que ladite suite soit décevante. Mais non! Jo et cie proposent notamment l’explosive pièce-titre qui commence avec un arrangement de cuivre beau à en pleurer qui finit par se fondre dans un hymne façon sixties et l’étrange complainte The Most Immaculate Haircut, un hommage au style capillaire de Conan Mockasin. Ouaip, faciles à aimer, ces Love Letters.
– Natalia Wysocka

Retour aux sources
Sierra Leone Refugee All Stars
Libation
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Quelle connerie la guerre, disait judicieusement Prévert. Les miraculés des Refugee All Stars sont bien placés pour le savoir, eux qui portent le refrain du poète depuis maintenant 10 ans. À l’origine, leur musique se voulait un remède aux infamies commises par la main de leurs semblables; une décennie plus tard, elle est devenue une ode universelle dédiée à l’espoir. Libation se veut un retour sur le parcours exemplaire et mérité de ces réfugiés de génie. Les guitares acoustiques et les congas de leur début sont là comme avant, encore capables de bercer la guerre pour la faire taire l’instant d’un disque. Ce miracle vous donne rendez-vous le 6 avril prochain, au cabaret du Mile-End.
– Sébastien Tanguay

Joie des ténèbres
Trust
Joyland
Note: note critiques CD 3sur5

Imaginez-vous dans un bar sombre aux tendances gothiques. Il est bientôt 3 h du matin. Que vous dansiez furieusement ou vous perdiez dans vos pensées, un verre à la main, cette musique convient parfaitement. Trust, ce duo devenu le projet solo de Robert Alfon, oscille selon les pièces entre la coldwave et la new wave, entre noirceur et gaîté. Le Torontois maquille habillement sa voix: sur Four Gut, elle est grave et monotone, alors qu’elle devient aiguë et féminine sur Joyland, ode aux années 1980. Certaines chansons, dont Capitol, rappellent les synths vaporeux de Washed Out. Rescue, Mister, pièce maîtresse, marque par ses textures, son ambiance crasseuse et son rythme aux accents transe, tout en demeurant très posée.
– Josie Desmarais

Cœur brisé
Marc-Antoine Larche
Les petits effondrements
Note: note critiques CD 3sur5

Visiblement, c’est l’amour (ou la fin de) qui a inspiré les textes du premier album de Marc-Antoine Larche. Les textes sont jolis et touchants, fort bien tournés et portés par la voix douce et enveloppante du jeune Abitibien. L’ensemble est satisfaisant et coule bien, peut-être un peu trop, en ce sens que peu de pièces ressortent réellement du lot. Néanmoins, certaines chansons, comme la pièce d’ouverture, Les courants d’air, ou la sympathique J’te cherche des mots, sont agréablement rehaussées par la réalisation de Navet Confit. Prometteur! Marc-Antoine Larche sera au Cabaret du Lion d’Or dans le cadre des Francouvertes, le 24 mars prochain.
– Jessica Émond-Ferrat

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