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Critiques CD: Mastodon, Motel Raphaël, Oktoplut…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Oktoplut, Rosemary Standley & Dom La Nena, Mastodon, Motel Raphaël, Ricardo Lemvo & Makina Loca et Le fil d’Ariane.

Bien pesant
Oktoplut
Pansements
Note: note critiques cd 4sur5

Ils seraient six que ça ne sonnerait pas mieux. Une batterie et une guitare – et un peu de piano sur deux pièces – c’est tout ce dont Oktoplut a besoin pour offrir un ensemble convaincant de 13 chansons. Punk, rock stoner, grunge, parfois même métal, Pansements est pesant à souhait. Avec Fuir et Noir foncé, le duo montréalais nous prouve qu’il n’a pas peur de gueuler et de jouer fort. Sans compromis, tranquille et accrocheuse, détonne un peu, mais nous donne le temps de respirer. Et ça fait plaisir d’entendre davantage la voix du chanteur. Les planantes La terre vs le vide et Animaux viennent ajouter encore une autre dimension à un album qui n’en manquait déjà pas.
– Mathieu Horth-Gagné

 

Ciel!
Rosemary Standley & Dom La Nena
Birds On a Wire
Note: note critiques cd 4sur5

Cet album de reprises qui ne tombe pas dans les clichés – des textes de Cohen (mais pas Hallelujah), Lennon (mais pas Imagine), Tom Waits, des airs traditionnels… – réunit la chanteuse de Moriarty Rosemary Standley et la violoncelliste et chanteuse Dom La Nena. Une «union faite au paradis», comme disent les Anglais. En anglais, espagnol, portugais, italien, français et même arabe, les deux musiciennes renouent avec leurs formations classiques pour offrir une collection de pièces dépouillées aux arrangements soignés, laissant une place de choix au mariage des voix et au magnifique violoncelle. Coup de cœur pour la solennelle Ô Solitude, d’après Henry Purcell, et la feutrée Duerme negrito, d’Atahualpa Yupanqui.
– Jessica Émond-Ferrat

 

Nouveau cycle
Mastodon
Once More ’round the Sun
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Mastodon réussit à tout coup. La formation métal d’Atlanta montre sur Once More ‘Round the Sun un visage plus personnel auquel les adeptes sont peut-être moins habitués, mais qui met en évidence toute la puissance de sa musique. On les savait capables de faire preuve d’autant d’agressivité que de sens de la mélodie (Tread Lightly, Chimes at Midnight), mais on se doutait moins que les stars du sludge pouvaient créer des refrains absolument obsédants, comme sur The Motherload ou High Road, qu’on écoute en boucle. Plus cohérent que The Hunter (2011), mais moins tonitruant que ses prédécesseurs, ce sixième album reste un savant mélange de tout ce que le groupe sait faire de mieux.
– Maxime Huard

 

Pop féminine
Motel Raphaël
Cable TV
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Si le vrai motel Raphaël, emblème kitsch de Notre-Dame-de-Grâce, n’est plus, le groupe montréalais du même nom, lui, est promis à un bel avenir. Les trois jeunes et jolies instigatrices Clara Legault, Emily Skahan et Maya Malkin se sont entourées de musiciens talentueux: Livia Morris (trompette), Afolabi Fapojuwo (percussion), Robin Warner (basse) et Dane Stewart (vibraphone). Ils décrivent leur son comme indie-folk-pop, mais ils plongent parfois dans la pop très «girlie» (Rooftop of Romolos) ou dans le carrément country (Jameson). En plus de leur chouette look hipster, leur marque de commerce est définitivement le mariage harmonieux de leurs voix pétillantes. Motel Raphaël
– Rachelle Mc Duff

 

Concentré de soleil
Ricardo Lemvo & Makina Loca
La Rumba Soyo
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Le musicien d’origine angolaise Ricardo Lemvo et son groupe, Makina Loca, ont concocté avec La Rumba SoYo un concentré musical de soleil et de danse, qui fait voyager entre Cuba, le Congo et l’Angola. Les 11 titres de l’album dégagent une bonne humeur contagieuse qui ferait bouger des pieds même les plus réticents. Les pièces, dont les styles varient – des rythmes cubains «son montuno» à ceux angolais, «semba», au «soukous» congolais, en passant par la salsa, la rumba et d’autres, sont chantées en plusieurs langues. Kari Kuyéyé fait même une place à El Niño Jesús (Jesús Alejandro Pérez), un Cubain basé à Montréal. Une trame sonore exotique pour un bel été.
– Andréanne Chevalier

 

Fil décousu
Le fil d’Ariane
Le fil d’Ariane
Note: note critiques cd 2.5sur5

Ce EP lancé par quatre jeunes Montréalais (Ariane Vaillancourt à la voix, Nikolai Olekhnovitch à la guitare, Alexandre Galarneau à la basse et Philippe Lussier-Baillargeon à la batterie) s’annonçait  comme jazz alternatif, mais c’est surtout le soul et le R’n’B qui ressortent. Pas qu’on leur en veuille pour ça, mais on ne sait toutefois pas trop au «fil» des pièces quelle est leur ligne directrice, même après plusieurs écoutes. Les couches superposées de voix tonitruantes et d’accords léchés donnent l’effet, qui paraît non désiré, d’un big band par moments cacophonique. Le groupe ratisse large dans ses inspirations et cherche à afficher un son métissé. Très bien, mais le tout est présenté sous forme de «fil» un peu décousu. Le fil d’Ariane
-Émilie Bergeron

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